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Nous sommes le monde…

Au fur et à mesure que nous écoutons une chanson du passé, les souvenirs nous inondent et nos pensées voyagent ! Nous nous rappelons les moments d’hier, quels étaient nos rêves et nous pensons, en parallèle, au présent, à l’avenir, à nous-mêmes, à notre entourage, aux gens…

« Nous sommes le monde » est le titre de la chanson qui combine le passé avec le présent et le futur ! Ses vers, que Michael Jackson et Lionel Richie ont écrits, ont été entendus pour la première fois le 7 mars 1985 par le supergroupe américain USA for Africa dans la perspective de collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie !  Des chanteurs de musique différente, d’origine différente, d’âge différent parmi lesquels Michael Jackson, Lionel Richie, Tina Turner, Kenny Rodgers, Diana Ross, ont uni leurs voix afin de donner un message fort à tout le monde en disant :

« Nous sommes le monde, nous sommes les enfants

Nous sommes ceux qui préparent un jour meilleur

Alors commençons à donner

Il y a un choix que nous avons fait

Celui de sauver nos vies

C’est vrai nous ferons un jour meilleur

Juste toi et moi. »

Quelqu’un pourrait se demander pourquoi nous mentionnons cette chanson, pourrait commenter que cette chanson ne se lie pas à l’enseignement du français ou pourrait simplement affirmer que nous voulons présenter nos chanteurs aimés vu que cela se  passe souvent à l’époque contemporaine à travers les médias  sociaux !  On y répond, donc, que nous ne voulons pas présenter nos préférences musicales. Nous voulons simplement partager avec vous quelques pensées qui dominent la cervelle d’un enseignant qui est, d’abord, pédagogue et puis professeur. Est-ce qu’il y a une différence entre ces deux termes ou est-ce que nous l’écrivons simplement pour remplir les lignes de lettres ? C’est sûr qu’il y en a une différence. Le professeur enseigne la leçon, suit un programme tandis que le pédagogue observe, écoute, donne des conseils à l’élève afin d’offrir une petite pierre à son éducation, c’est-à-dire à la formation de son caractère, à l’acquisition des valeurs et des idéaux comme le respect, la fraternité, l’amour, la paix le sont. Une personne ne peut pas affirmer  qu’elle est professeur si elle n’est pas pédagogue, c’est-à-dire si elle veut simplement faire le cours prédéterminé sans désirer transmettre les valeurs humaines !

Voyons, donc, ce que nous, les pédagogues, apprenons de cette chanson ! Elle commence par les phrases « Le moment est venu pour nous de répondre à un certain appel, Quand le monde doit s’unir pour ne devenir qu’un ». Il faut que chaque professeur écoute l’appel de son élève, l’appel à l’aide dont les raisons sont simples ou compliquées ! L’élève affronte possiblement des problèmes simples tels que sa difficulté à s’intégrer à l’école parce qu’il ne l’aime pas ou sa faiblesse d’acquérir les amis qu’il désire ! Il affronte peut-être des problèmes plus graves chez lui tels que la violence domestique, des difficultés de survie en raison du chômage, de l’alcoolisme ou de l’abus des drogues. L’élève essaie possiblement d’accepter un nouveau mode de vie parce que ses parents ont choisi le divorce. Ainsi, la forme de la famille est différente ! L’élève possiblement sourit, dit des plaisanteries, parle des sujets différents comme s’il  n’y avait pas de problème !  Mais, si nous regardons ses yeux, nous comprenons qu’il porte simplement une masque afin d’interpréter un  rôle qui lui permettra de cacher sa douleur parce que l’un de ses parents n’est plus en vie ou qu’il a perdu sa sœur ou son frère ou qu’il a perdu son ami unique, son petit frère à quatre pattes, c’est-à-dire son chien aimé. Tant d’exemples dont le point commun est la mort, le mot qui déclare que nous ne reverrons jamais notre personne aimée. L’appel, donc, est bruyant et nous, nous devons simplement l’écouter, étendre notre main pour aider, demander le support d’autres hommes pour réussir à s’unir. De cette façon, nous suivons les vers de la chanson « il est temps de donner un coup de main à la vie ».

Nous continuons à écouter la  chanson et notre attention est concentrée sur les paroles « Nous ne pouvons plus prétendre jour après jour, Que quelqu’un, quelque part fera bientôt changer les choses ». Quelques professeurs pourraient fermer ses oreilles à cet appel et affirmer que leur rôle n’est pas celui d’un intervenant. L’élève a son entourage familial et il est possible qu’une autre personne y intervienne afin de « changer les choses ». En conséquence, il  s’éloigne du rôle de pédagogue et il « prétend jour après jour » que l’autre personne aidera. Il s’agit d’une décision personnelle que nous respectons et que nous ne blâmons pas. En outre, nous suivons la phrase du philosophe et du représentant des Lumières français Voltaire qui a lutté pour la liberté d’expression quand il disait :     « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le  dire ».

Cependant, nous voulons agir d’une façon différente, d’avoir un rôle actif afin de ne pas être caractérisés « inactifs » comme les habitants de Florence à la pièce « Lorenzaccio » d’Alfred de Musset. Nous pensons aux vers de la chanson selon lesquels « Nous sommes le monde, nous sommes les enfants, Nous sommes ceux qui préparent un jour meilleur » et nous décidons de « commencer à donner ». Qu’est-ce que nous donnons ? Nous donnons de l’amour parce que « c’est que nous n’avons besoin que d’amour », parce qu’autrefois nous, qui sommes aujourd’hui professeurs, nous sommes possiblement trouvés à la place de notre élève. Peut-être, nous voulions être les meilleurs élèves afin de s’échapper de notre problème, peut-être nous souriions afin de couvrir la laideur de notre tristesse créée par des situations précises. Mais, tout cela ne signifie pas que nous n’attendions pas, nous-mêmes, une « main à la vie » offerte par le professeur de l’école ou par celui des cours particuliers ! Quelqu’un nous a possiblement offert le besoin dont nous avions besoin et nous a dit d’avancer sans regarder en arrière et que tout s’améliorerait. Personne possiblement ne s’est trouvé à côté de nous et nous avons finalement réussi à survivre, à s’améliorer comme hommes, à guérir les blessures de notre âme ; et aujourd’hui, nous sommes les professeurs,  les pédagogues qui aideront !

Nous posons, alors, les questions appropriées à notre élève afin d’apprendre son problème et nous essayons de lui conseiller sans attendre qu’il ne suive nos conseils. Ensuite, nous informons les parents sur ce qui se passe. Le parent paraîtra possiblement indifférent, affirmera que son enfant exagère, tiendra une attitude ironique envers nous parce que nous avons découvert le problème qu’il voulait simplement cacher. Il nous dira peut-être qu’il discutera avec son enfant et qu’il l’aidera tandis qu’en réalité il le réprimandera. Nous pourrons rencontrer une attitude absolument positive sauf l’attitude négative. Dans ce cas, le parent nous remerciera du fait que nous sommes près de son enfant, demandera des conseils supplémentaires et nous essaierons tous ensemble de résoudre le problème. N’importe quelle attitude le parent tiendra, nous aurons fait ce que nous considérons correct pendant que nous suivrons le vers de la chanson selon lequel « Nous sommes le monde, nous sommes les enfants, Nous sommes ceux qui préparent un jour meilleur ». En outre, le sourire réel des enfants est celui qui nous donne la force de continuer à espérer. Il faut simplement que nous comprenions qu’« Il y a un choix que nous avons fait » et que de cette façon nous sauverons notre élève qui a besoin de nous et que nous pouvons parallèlement « Sauver nos vies », dormir tranquillement le soir en espérant qu’un meilleur jour viendra pour notre élève qui sait qu’il n’est plus seul.

Si, donc, nous offrons notre aide et si elle est acceptée, la famille précise ou l’élève précis nous  rappellera après la solution du problème ? Il est sûr qu’il n’y a pas de réponse explicite vu que tout dépend des caractères d’hommes et des circonstances. Ils nous rappelleront possiblement pour toujours et des liens d’amitié forts seront peut-être développés. Ils nous oublieront possiblement, s’éloigneront ou nous effaceront de leur vie ! Est-ce que cela est important pour le professeur ? Absolument pas étant donné que dans la vie nous n’aidons pas les hommes en attendant quelque chose en échange ! Nous voulions simplement protéger la liberté des membres de la famille lors de l’affrontement du problème, conserver l’égalité entre les membres moins âgés et plus âgés et de montrer la fraternité parmi les hommes en suivant la devise française « liberté, égalité, fraternité ». Nous voulions honorer les valeurs humaines et donner l’espoir pour un meilleur avenir. Il est possible que, quand nous affronterons un problème, l’élève et sa famille ne soient pas auprès de nous. Mais, nous espérons que l’élève aidera une autre personne au moment où il sera prêt à offrir !

Continuons comme pédagogues à aider tous les jours nos élèves indépendamment si c’est une période de fêtes et chantons tous ensemble :

« Quand tu n’as plus rien et à la rue

Tout paraît sans espoir

Mais si seulement tu crois

Alors on ne se laisse pas abattre

Nous devons prendre conscience

Que seul un changement peut arriver

Si nous restons tous unis comme un. »

« We are the world (Nous sommes le monde) » en anglais :

 

Pour les vers grecs de la chanson, cliquez ici.

Pour les vers anglais de la chanson, cliquez ici.

Pour les vers français de la chanson, cliquea ici.

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