Littré, Émile (1801 – 1881)

Un homme qui dédiera sa vie à l’analyse des sujets philosophiques, qui étudiera la langue française et qui créera l’un des plus connus dictionnaires naîtra le 19ème siècle et son nom se liera absolument aux lettres et à la philosophie en dépit de sa passion pour la Médicine !

Émile Littré naît le 2 février 1801 à Paris. C’est le fils de Michel-François et de Sophie Johannot. Ses parents n’acceptent pas sa mode de vie et ils ne suivent pas les idées de leur époque. Au contraire, ils sont des personnes sceptiques libres et ils n’adoptent rien d’absolu qui est déjà institué. Ils recherchent la cause d’une situation et ils essaient d’expliquer tout à travers la rationalisation. Ils réussissent à soutenir leurs points de vue à travers l’épanouissement spirituel vu qu’ils étudient une diversité de livres de contenu politique, religieux, social qui ne parlent pas exclusivement de la civilisation française. En conséquence, la maison paternelle d’Émile Littré est plein de bibliothèques contenant de livres importants qui sont utilisés pour son éducation et pour celle de son frère Barthélemy.

Émile réalisera ses études au lycée Louis-le-Grand et il essaiera, en parallèle, de perfectionner les langues étrangères déjà apprises comme l’anglais, l’italien, le français, le grec et le latin. En plus, il apprend encore une langue, le sanscrit qui est l’une des langues officielles de l’Inde. C’est impressionnant qu’Émile, malgré sa jeunesse, ne sache pas seulement utiliser ces langues pour communiquer oralement ; il connaît parfaitement leur écriture. Malgré qu’il se distingue comme étudiant de sοn éloquence, de la présentation des arguments lors d’une discussion philosophique, il surprend les autres à travers sa décision, en 1822, de devenir médecin. Ainsi, pendant les années suivantes, il est étudiant en médecine et il consacre son temps à l’étude, la recherche et les devoirs. Cependant, en 1827, son père meurt et sa famille affronte des difficultés financières. Ainsi, Littré arrête ses études et il fait des cours de grec ou de latin afin d’aider de sa façon.

En 1831, il commence à travailler au journal National ; il y lit des articles anglais ou allemands afin de trouver les plus importants pour la publication. En 1837, il continue ses études en Médecine, il suit des séminaires médicaux, il visite des hôpitaux et il fonde son magazine médical L’expérience. Mais, son intérêt se concentrera sur l’étude de l’œuvre d’Hippocrate (460 av. J.-C. – 377 av. J.-C.), père de la Médecine, du philosophe grec ancien qui a libéré la médecine de différentes superstitions en la faisant une science de l’homme. En conséquence, il décide d’étudier l’œuvre d’Hippocrate et de la traduire en grec. En 1836, il publie des articles dans la Revue des deux mondes comme « Les Grandes Épidémies », « Nouvelles recherches des géomètres sur la chaleur de la terre » et il montre son double caractère. D’une part c’est le médecin qui parle et d’autre c’est le philosophe.

En ce qui concerne le niveau religieux, en étant agnostique, il affirme qu’il n’y a pas de preuve qui confirme l’existence de l’élément divin. Cependant, en 1837, il décide de se marier avec une fille qui est une personne profondément dédiée à la religion et qui suit les principes du Christianisme. Ils resteront ensemble jusqu’à la fin de la vie d’Émile et ils acquerront leur fille Sophie.

En 1839, le premier volume de la traduction des « Travaux d’Hippocrate » est publié en impressionnant le public littéraire et celui de la médecine. Il s’agit d’une œuvre qui témoigne la méthode et les savoirs d’Émile. Grâce à cette œuvre, il prend une place à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1663. Émile continue la traduction de ce travail ; elle sera mise en circulation en 1861.

Il continue en parallèle l’étude des textes philosophiques et il trouve les textes du philosophe français, créateur de la sociologie et du positivisme Auguste Comte (1798-1857). Ainsi, il a la chance d’étudier le nouveau mouvement philosophique, c’est-à-dire le positivisme, d’après lequel une loi naturelle est vraie quand elle est vérifiée seulement à travers la raison. Émile, à travers l’étude des principes de positivisme, aboutit à la conclusion que cela l’exprime absolument. Ainsi, il présente ses idées dans son œuvre intitulée « Analyse raisonnée des cours de Philosophie positive ».

En 1884, l’Académie des inscriptions et des belles-lettres commence l’étude sur la concentration des informations sur la Littérature française afin de publier l’œuvre « Histoire littéraire de la France ». La contribution d’Émile est importante grâce à ses savoirs sur le français ancien et la littérature. Cela a comme résultat l’inclusion de son nom aux volumes ΧΧΙ, ΧΧΙΙ et ΧΧΙΙΙ. Après la Révolution de 1848 (22-25/2 1848), Littré se tourne de plus vers son travail et l’étude du Positivisme. Il remarque que la doctrine philosophique précise ne l’exprime pas absolument ; mais, il ne veut pas le mentionner à Auguste Comte qui est son ami et son enseignant à la fois. Cependant, lors du Second Empire français (1852-1870), il prend la décision de s’éloigner de la scène politique et de s’occuper de la Littérature et de la Médecine. En 1851, il traduit le « Manuel de physiologie » du médecin allemand Miller (1801-1858) en y ajoutant un texte philosophique dans lequel il décrit le rôle de la physiologie aux sciences. En 1855, il commence la modification du « Nouveau dictionnaire de médecine, de chirurgie, de physique, de chimie et d’histoire naturelle » que le pédiatre et physiologiste franco-belge Pierre-Hubert Nysten (1771-1818) et qui a été publié en 1812.

En 1858, Auguste Comte meurt et Émile est maintenant libre d’exprimer son point de vue sur le positivisme. Un an après, il publie son article « Paroles de la philosophie positive » et en 1863 son œuvre « Auguste Comte et la philosophie positive » dans laquelle il mentionne les points du Positivisme qu’il n’accepte pas en soulignant qu’il soutient cette doctrine philosophique mais sans croire à une religion de l’humanité. Lors de cette année, il est proposé par l’Académie française. Mais, il s’en éloigne finalement après les oppositions de l’évêque d’Orléans Félix Antoine Philibert Dupanloup (1802-1878). Quelques années après, les théoriciens catholiques l’accusent d’être athée et Littré leur répond en publiant, en 1870, son article « Des origines organiques de la Morale ».

Ensuite, en voulant s’occuper plus de son œuvre littéraire sans avoir de rôle dans la vie politique de la France, Émile déménage avec sa famille en Bretagne. Mais, il changera dans un peu de temps de domicile puisqu’il deviendra professeur d’histoire et de géographie à l’École polytechnique de Bordeaux. Le monde politique le recherchera ; finalement, il sera élu, en 1871, à l’Assemblée nationale. Quelques mois après, il sera nommé membre du conseil général pour le canton de Saint-Denis. En décembre de la même année, il sera élu de l’Académie française en dépit de n’importe quelles oppositions.

En 1872, tout le monde sera surpris de l’accomplissement d’une œuvre qui révélera les savoirs d’Émile Littré sur la fonction de la langue française. Grâce à cela, sa réputation sera répandue en échelle mondiale. Il s’agit du « Dictionnaire de la langue française » qui sera publié par la maison d’édition Hachette. Littré avait mentionné, en 1841, cette idée à son ancien camarade Louis Christophe François Hachette (1800-1864), fondateur de la maison. Mais, l’écriture du dictionnaire a commencé en 1947 et a duré jusqu’en 1865. Entretemps, son impression a commencé en 1859 et a fini en novembre 1872. Ce dictionnaire constitue un travail de lexicographie unique et il contient les différentes significations des mots français après une étude des textes français anciens et modernes qui a duré beaucoup d’années.

En dépit des commentaires positifs qu’il gagne grâce à la circulation du dictionnaire et en dépit du fait qu’il est connu maintenant à tous les cycles scientifiques, il ne cesse pas d’écrire. Mais, il commence à republier ses articles anciens ou à publier de nouveaux articles de contenu politique ou philosophique comme « La Science au point de vue philosophique » (1873). À travers l’article « Pour la dernière fois », il est en faveur du matérialisme qui affirme que la réalité est composé de matériel et que « rien n’est créé, rien n’est perdu ». Littré accepte l’opinion du matérialisme sur l’existence humaine et la mort. Selon cette opinion, le corps, l’esprit et l’âme constituent l’ensemble qui arrête d’exister après la mort et qui ne donne pas la possibilité à l’âme d’être transportée à un autre monde. Il affirme, en parallèle, qu’il respecte les idéaux des catholiques et qu’il ne veut pas être en contradiction avec eux. En plus, en 1880, il explique à travers son œuvre « Comment j’ai fait mon dictionnaire de la langue française » les raisons pour lesquelles il s’est occupé de la création du dictionnaire.

Cependant, au fur et à mesure que le temps passe, Émile sera influencé par son épouse et sa fille au point de se convertir au catholicisme sans être baptisé. Le lexicographe, le philosophe, le médecin et le protagoniste de la scène politique de la France laissera le dernier soupir le 2 juin 1881 à Paris et il sera enterré au Cimetière du Montparnasse fondé au 19ème siècle par Napoléon Bonaparte (1769-1821). Mais, son œuvre restera vivante quoique les années passent. En plus, un lycée sera nommé Lycée Littré à la région Avranches.

Émile Littré était un homme qui a réussi à cultiver son esprit à travers une abondance de savoirs, à contribuer au secteur de la Médecine à travers la recherche, à chercher des réponses à différentes cycles philosophiques et à laisser la fonction de la langue française pour la création de son dictionnaire comme un héritage aux personnes qui suivront. Nous, nous nous pourrions étudier son œuvre, élargir nos horizons en lisant ses textes et rechercher nos réponses aux questions posées par la réalité actuelle.

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