Lavoisier, Antoine Laurent de (1743 – 1794)

Le 18ème siècle accueille la naissance d’un homme important qui représentera le monde scientifique et qui, quelques années après sa mort, sera considéré comme le Père de la chimie moderne. On parle d’Antoine Laurent de Lavoisier qui changera les données de la Chimie à travers ses expériences et ses découvertes tandis qu’il laissera sa marque personnelle sur la Philosophie et l’Économie.

Il naît le 26 août 1743 à Paris et il est issu d’une famille riche. À l’âge de cinq ans il fait face à la mort de sa mère et à cause de ce fait, il héritera d’une grande fortune. Lors de la période 1754-1761, il sera élève au Collège des Quatre-Nations qui a été fondé en 1661 par le cardinal Mazarin (1602-1661) dont la participation à la vie politique de la France était beaucoup importante. Il s’occupera de l’étude de la Chimie, de la Botanique, de l’Astronomie et des Maths en montrant de cette façon son intérêt intense pour les sciences. Puis, il étudiera à l’Université de Paris depuis 1761 jusqu’en 1763 où il obtiendra son diplôme en Droit. Il étudiera parallèlement l’évolution des sciences, participera à différentes conférences et il publiera, en 1764, sa première œuvre qui ne sera pas liée aux affaires de Loi mais à la Chimie.

En 1766, son nom est inclus dans la liste de candidats pour qu’il devienne membre de l’Académie Royale des sciences en impressionnant les autres en raison de son bas âge. Mais, il y sera élu deux ans après, le 18 mai 1768 et de ce moment-là son parcours formidable dans la Chimie commencera. L’Académie Royale des sciences appartient à l’Institut de France et elle a été fondée en 1666 par Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) qui était l’un des plus importants ministres des finances lors de la règne de Louis XIV (1638-1715) vu qu’il a créé une économie forte. Colbert a ramassé des scientistes différents comme des mathématiciens, des astronomes, des physiciens, des chimistes, des botanistes, des zoologistes et des anatomistes pour la création de l’Académie (22 décembre 1666) dont l’objectif serait le développement des sciences. L’Académie est encore en fonction en ramassant des scientistes français et issus d’autres pays afin qu’ils contribuent à l’évolution scientifique à travers la recherche, les expériences et les applications.

En 1769, Antoine Laurent de Lavoisier utilise ses savoirs sur la fonction des lois et il commence à travailler à la compagnie Ferme générale. Il s’agit d’une compagnie privée qui a été créée par Louis XIV en 1680 et dont le but était la collecte d’impôts par les paysans. Les savoirs de Lavoisier et son travail incessant le conduiront plus tard à devenir fermier général. Il essaie, en parallèle, à réaliser des changements au système d’imposition français et au système de monnaie en faisant des enquêtes accompagnées de propositions à l’État.

En 1771, il se mariera avec la fille d’un fermier général qui s’appelle Marie-Anne Pierrette Paulze (1758-1836) et qui est beaucoup plus jeune que lui. Leur mariage aura lieu le 16 décembre et de divers commentaires sont entendus vu que la fille a seulement treize ans et lui, il a vingt-huit ans. Mais, les années, qui suivront, démentiront les rumeurs mauvaises puisque le couple aura une bonne vie familiale. En particulier, Marie-Anne soutient continuellement l’œuvre de Lavoisier et elle essaie de l’aider à sa carrière comme scientiste et surtout comme chimiste. Elle apprend à côté de lui la Chimie et elle suit parallèlement des cours liées aux sciences. Elle apprend l’anglais et elle traduit les articles publiés en français afin qu’Antoine puisse les étudier et développer plus tard les principes de la Chimie. On distingue parmi les œuvres traduites l’« Essai sur le phlogistique » du scientiste irlandais Richard Kirwan (1733-1812) qui conduira dans le futur Lavoisier à une grande découverte qui changera les données des sciences. En plus, on distingue les traductions des ouvrages publiés du chimiste anglais Joseph Priestley (1732-1804) qui aideront Antoine à définir la combustion des matériaux. Le lundi, Marie-Anne organise des réceptions chez eux où des scientistes de spécialités différentes y assistent et ils discutent avec Antoine des sujets qui concernent l’évolution des sciences. Marie-Anne a du talent en peinture et elle suit des cours auprès du peintre français Jacques-Louis David (1748-1825) pour développer sa technique. Elle utilise, donc, ses savoirs en faveur de son mari en illustrant sur des dessins et des gravures les appareils de laboratoire que Lavoisier et ses collègues ont à leur disposition.

En 1775, Antoine commencera à travailler à la Régie Royale des Poudres et Salpêtres puisqu’on lui aura demandé de contribuer à la consolidation d’une nouvelle méthode de production de poudre. Quelque temps après, il y installera un laboratoire moderne équipé de meilleurs appareils européens. Il étudiera, en parallèle, la richesse de terre de différentes régions de la France à travers la Chimie afin de trouver de nouvelles façons de production agricole. De cette façon, il contribuera au développement de l’Agrochimie.

Ensuite, il se collaborera de nouveau avec le gouvernement français et cette fois-ci il participera à la modification d’un système d’unités dont le but est l’uniformité des poids et des mesures. Son nom sera lié au système métrique (kilos, mètres etc.) qui est utilisé aujourd’hui à la plupart de pays du monde.

Après d’innombrables heures d’étude et beaucoup d’expériences, Lavoisier arrive à redéfinir le phénomène de combustion et à renverser son explication déjà existante. Jusqu’à ce point les scientistes interprétaient la combustion à travers la théorie du phlogistique sur laquelle plusieurs enquêtes avaient été réalisées et beaucoup d’études avaient été publiées comme celle du scientiste irlandais Richard Kirwan. En plus, cette théorie a été formulée pour la première fois au 17ème siècle par le chimiste allemand Georg Ernst Stahl (1659-1734). Selon cette théorie, le phlogistique est une essence qui se trouve dans l’intérieur des matériaux qui peuvent être brûlés. Chaque corps combustible a une quantité de phlogistique précise qui est libérée en air lors de la combustion.

Mais, Antoine ne peut pas accepter cette théorie qui, malgré qu’elle soit utilisée comme un outil de théorie pour vingt ans, est considérée par plusieurs scientistes comme un obstacle de l’explication de la plupart des phénomènes chimiques. Lavoisier prouve après une série d’expériences que la combustion est une réaction chimique qui, afin qu’elle soit réalisée, a besoin d’air déphlogistiqué qu’il a nommé « oxygène ». En 1778, il publie ses ouvrages « Sur la combustion en général » et « Considérations générales sur la nature des acides » qui contiennent sa théorie précise. De cette façon la théorie du phlogistique n’est plus en vigueur. Ensuite, il étudie en détail l’oxygène en présentant son rôle dans la respiration végétale, la respiration animale et la formation de la rouille. Il continue ses recherches et il aboutit à la conclusion que l’eau est le produit de l’union de l’oxygène avec l’hydrogène.

Le résultat de toutes ses découvertes est le changement total des données de la chimie et la formation des commentaires positifs ou négatifs pour Lavoisier. Lui, il continue à travailler en écrivant ou en faisant des expériences continues. En 1783, il publie son ouvrage « Réflexions sur le phlogistique » et il prouve que la théorie du phlogistique est instable et insuffisant pour l’explication des phénomènes liés aux gaz. Après avoir laissé la combustion des corps, il s’occupe de l’étude de la masse des objets pour aboutir à la formulation de la loi de conversation de la masse. Lavoisier prouve à travers des expériences que lors d’une réaction chimique, la masse et le nombre d’éléments se conservent.

Antoine ne cesse pas d’étudier la Chimie et après une abondance d’expériences, il développe de nouvelles théories et il découvre de nouveaux éléments chimiques en donnant peu à peu une forme neuve à la science qu’il sert fidèlement. En 1787, il présente son ouvrage « Méthode de nomenclature chimique » et en 1789 l’ouvrage « Traité élémentaire de chimie » qui sera considéré comme le premier manuel de la Chimie moderne. Il y présente la première liste d’éléments et de substances qui appartiennent maintenant à la réalisation des unions chimiques comme l’azote, l’oxygène, l’hydrogène, et beaucoup d’autres.

Lavoisier, après que la Chimie moderne a été fondée, continue ses études et ses expériences concernant cette fois l’agriculture de la terre. Il a déjà commencé depuis 1778 son étude et il présente peu à peu ses résultats qui bénéficieront le développement de l’agronomie. En 1791, il présente son ouvrage « De la richesse territoriale du royaume de France » dans lequel l’évaluation du « produit national net » est faite et la nécessité des animaux à l’agriculture de la terre est soulignée. Puis, il cite son opinion sur l’utilisation des matériaux pour le développement de différentes espèces végétales en aboutissant à la conclusion que l’humus est indispensable. En plus, il formule ses théories sur la fermentation et la photosynthèse dont le résultat sera la réalisation de grandes découvertes lors du 19ème siècle.

Bien que Lavoisier soit considéré comme l’un de plus grands scientistes de son époque, aucun homme de son époque ne se rendra en compte ses exploits et sa vie aura une fin mauvaise. En 1794, après le commencement de la Révolution française, il sera accusé de trahison et il sera arrêté par les révolutionnaires de la Terreur. « Terreur » s’appelle une période précise de la Révolution française lors de laquelle le peuple français est en guerre civile et milliers de personnes sont emprisonnés ou condamnés à mort. Ainsi, Antoine est jugé coupable de trahison et le tribunal décide son exécution à la guillotine. Lavoisier demande un peu de temps afin d’accomplir une expérience, mais le président du tribunal en refuse en donnant la réponse suivante : « La République n’a pas besoin de savants, ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu ». En conséquence, le 8 mai 1794, le scientiste qui a changé la façon de penser des hommes et a mis les bases pour le développement futur des sciences est exécuté. Le jour suivant de sa mort, le mathématicien italien Joseph-Louis Lagrange (1836-1713) a dit : « Il ne leur a fallu qu’un moment pour faire tomber cette tête et cent années, peut-être, ne suffiront pas pour en reproduire une semblable ».

L’œuvre d’Antoine Laurent de Lavoisier continuera à exister même après sa mort puisque se femme écrira ses mémoires. Ainsi, elle donnera la possibilité au monde scientifique d’étudier tout ce qu’il n’avait pas le temps de publier ; il pourra aussi continuer l’œuvre de ce scientiste du point déjà laissée. En 1853, le sculpteur français Jacques-Léonard Maillet (1823-1894) créera la statue de Lavoisier qui se trouve aujourd’hui au Musée de Louvre. L’État français et les communautés scientifiques honoreront le grand scientiste en lui donnant officiellement l’appellation Père de la Chimie moderne. En plus, en 1935, le nom de Lavoisier sera donné à un cratère de la Lune par l’Union astronomique internationale. Aujourd’hui, chaque visiteur de la France peut voir le nom de Lavoisier gravé sur la Tour Eiffel ou quelques de ses appareils de laboratoire au Musée des Arts et des Métiers situé à Paris.

Antoine Laurent de Lavoisier était l’homme qui a offert au progrès des sciences sans attendre quelque chose en retour. C’était celui qui s’est consacré complètement à la science qu’il avait aimé et qui a réussi à observer, à faire des expériences et à être conduit aux conclusions. Nous, nous pourrions observer nous-mêmes à travers son parcours afin que nous découvrions la science ou l’art que nous aimons et que nous offrions quelque chose de petit au progrès.

Les photos, qui sont présentés sur notre site, montrent :

  • Le laboratoire de Lavoisier
  • La couverture du livre « Traité Élémentaire de Chimie »
  • La liste d’éléments et de substances chimiques
  • La statue de Lavoisier
  • Antoine Laurent de Lavoisier avec son épouse Marie-Anne Pierette Paulze
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