Urfé, Honoré de (1567 – 1625)

Au 16ème siècle, un écrivain français apparaîtra qui deviendra connu grâce à un nouveau genre littéraire qu’il créera. Bien que son œuvre influence le monde littéraire, la reconnaissance de l’auteur se réalisera quelques années après sa mort.

Honoré d’Urfé naît le 11 février 1567 à Marseille et il est issu d’une famille noble dont l’origine était à l’origine Forez. Il réalise ses études à la Compagnie de Jésus qui a été fondée en 1539.

En 1600, il se marie avec Diane de Châteaumorand (1558-1626) et dès 1604 il commence son activité d’écriture. En 1607, il fonde, en étant influencé par les modèles italiens, avec quelques amis l’Académie florimontane composée de savants dont le but est la réalisation des recherches et des études pour la découverte de plus d’éléments pour Savoie.

Depuis l’année 1607 et jusqu’en 1623 il écrit  son roman qui va bouleverser le monde littéraire. Il a déjà étudié les œuvres de la période hellénistique, du poète latin Virgile (70 av. J.-C. – 19 av. J.-C.) et d’assez de poètes nobles afin de décider de créer un nouveau genre littéraire qui est connu aujourd’hui sous le nom « roman-fleuve ». Son roman est intitulé « L’Astrée » et est composé de six parties qui encadrent douze livres dont les pages sont plus de 5000 tandis qu’il présente quarante histoires autour de l’histoire principale. Honoré publie son roman en trois périodes différentes, c’est-à-dire en 1607, en 1610 et en 1619. Mais, il n’accomplit pas les parties suivantes puisqu’il part de la vie le 1er juin 1625 en laissant le dernier soupir à la région Villefranche-sur-Mer lors d’une campagne militaire. L’année de sa mort il accomplit une œuvre théâtrale intitulée « La Sylvanire ou la Morte-vive » qui est dédiée à la reine de France et de Navarre Marie de Médicis (1575-1642) et qui sera publiée en 1627.

Son œuvre sera continuée par son secrétaire Balthazar Baro (1596-1650) qui est un romancier, poète et auteur dramatique français. Il se basera sur les narrations d’Honoré et il écrira de cette façon la quatrième partie lors de la période 1632-1633. Selon l’éditeur, lexicographe, encyclopédiste et pédagogue français Pierre Larousse (1817-1875) l’écriture de la cinquième et de la sixième partie du livre « L’Astrée » sera réalisée par l’auteur français Pierre Boitel qui utilisera le pseudonyme de Borstet.

« L’Astrée » appartient à la littérature pastorale qui constitue une création littéraire inspirée surtout par la vie des bergers et dont les représentants veulent démontrer la nature, la vie et les émotions humaines. Ce genre littéraire connaît un grand succès en France mors du 16ème et du 17ème siècle. Mais, « L’Astrée » ne sera pas distinguée comme un roman pastoral, mais comme une nouveauté en raison de la longueur de son histoire et du nombre de ses livres. En plus, Honoré donnera la possibilité au lecteur de choisir s’il lira tous les livres ou quelques-uns d’eux vu que l’histoire secondaire de chaque livre ne continue pas au livre suivant. Cette possibilité constituera plus tard la caractéristique du « roman-fleuve » et « L’Astrée » sera le livre de premier choix pendant le 17ème siècle.

L’histoire principale de ce livre évolue autour de l’amour d’Astrée et de Céladon qui sont bergers. Des histoires secondaires y sont présentées aussi de type différent comme du type politique ou du type moral dont les protagonistes n’ont aucune relation avec les personnages principaux. Entre-temps, les noms des héros ne changent pas dans les douze livres de ce roman-fleuve. Le nom de la protagoniste sera choisie par l’auteur comme titre du livre et lui, il décidera de donner ce nom à l’héroïne en étant inspiré de la mythologie grecque selon laquelle Astrée était la personnification de la justice et de la paix.  Le nom de Céladon sera choisi dans l’avenir pour la nomination d’un type de céramique qui sera développé en Chine et en Corée. En particulier, la « céramique verte » sera créée qui sera constituée par des porcelaines de couleur verte ou de combinaison des couleurs bleue et grise. Il s’agit des couleurs que les vêtements du héros portent. Ainsi, son nom sera lié aux porcelaines qui sont connues aujourd’hui sous le nom « porcelaines céladon ».

L’œuvre « L’Astrée » influencera la littérature mondiale et laissera sa marque personnelle sur le progrès du roman, du théâtre et de l’opéra. Des représentants importants de la Littérature et du Théâtre comme Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Molière (1622-1673) et Jean de La Fontaine (1621-1695) liront « L’Astrée » qui constituera une source d’inspiration pour leur activité d’écriture future. L’influence d’Honoré d’Urfé est visible même lors de notre époque contemporaine à travers la production des dessins animés et des films français qui sont inspirés par « L’Astrée ».

Honoré d’Urfé a étudié des œuvres de divers littéraires qui appartenaient à des périodes différentes, a été influencé, a choisi des éléments et a abouti à la création du « roman-fleuve ». En plus, à travers son imagination et sa persévérance il a créé les caractères littéraires Astrée et Céladon qui restent vivants après tant de siècles et qui continuent à inspirer leurs lecteurs ! Nous pourrions lire une de ses quarante histoires, connaître les héros, étudier sa façon d’écriture et puis, écrire notre histoire !

Les images, qui sont présentées sur notre site, montrent :

  • Honoré d’Yrfé
  • L’édition de « L’Astrée » au XVIème siècle
  • L’affiche du film « Les Amours d’Astrée et de Céladon »
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