Maupassant, Guy de (1850-1893)

À la fin du XIXème siècle, un nouvel esprit littéraire naît qui suscitera l’intérêt des lecteurs de cette époque-là et des époques suivantes. Il s’agit de Guy de Maupassant qui prendra la plume afin de dévoiler un monde plein de mystère que les éléments fantastiques et surnaturels dominent.

 

Guy de Maupassant, le premier fils de Gustave de Maupassant et de Laure Le Poittevin, naît le 5 août 1850 en Seine-Inférieure. Six années après, la famille accueille leur deuxième fils qui s’appelle Hervé. Mais, la vie conjugale de leurs parents arrive à sa fin en 1860 où ils se séparent définitivement en raison des caractères différents. Après la séparation, Guy et son frère vivent avec leur mère à Étretat.

Un abbé et sa mère s’occupent de l’instruction de Guy jusqu’à l’âge de 12 ans au moment où il devient pensionnaire au collège religieux d’Yvetot. Mais, à cause de ses sentiments d’hostilité envers la religion, il en est renvoyé. En 1868, il s’inscrit au lycée de Rouen où il commence à versifier et à s’occuper des pièces de théâtre. Il devient le disciple de Gustave Flaubert aussi. Il prend son bac en 1869 et il commence ses études en Droit à Paris qu’il est obligé d’arrêter l’année prochaine en raison de l’éclatement de la guerre franco-prussienne.

Une année après, il part de Normandie afin de commencer une nouvelle vie à Paris. En étant obligé de mener sa vie, il est embauché comme commis au Ministère de la Marine et il y restera jusqu’en 1878. Puis, il est transféré au Ministère de l’Instruction publique où il restera jusqu’en 1882. En dépit de son travail, il s’occupe intensivement de l’écriture. En particulier, il écrit beaucoup en ayant toujours auprès de lui son mentor, c’est-à-dire Gustave Flaubert qui corrige ses écrits. En 1875, il publie son premier conte intitulé La Main écorchée sous le pseudonyme de Joseph Prunier et en 1876, il publie un autre conte sous le titre En canot et signé sous le pseudonyme de Guy de Valmont.

Guy de Maupassant ne s’occupe pas seulement de son travail ou de son écriture. Par contre, tous les dimanches, il canote sur la Seine ou pendant ses vacances, il visite des régions comme Bezons et Chatou. En plus, il lui plaît beaucoup la chasse et il assiste presque toujours à l’ouverture de cette époque précise. Néanmoins, il passe ses soirs et ses nuits en s’amusant avec de différentes femmes.

En 1877, il paraît que la vie de rythmes intenses a des conséquences sévères sur sa santé. En janvier de cette année, il a été diagnostiqué de syphilis. Le jeune écrivain donne l’impression qu’il ne s’en inquiète pas vu qu’il écrit à son ami Robert Pinchon : « J’ai la vérole ! enfin ! la vraie !!! […] Alleluia ! j’ai la vérole, par conséquent, je n’ai plus peur de l’attraper ». Entre-temps, il fréquente des salons littéraires puisqu’il a déjà connu des écrivains importants de cette époque-là. Ainsi, il devient membre du groupe de Médan qui est composé de plusieurs écrivains parmi lesquels Émile Zola. Ces écrivains, lors des dîners, parlent de littérature et de guerre de 1870. Depuis1878, ils se réunissent à la maison qu’Émile Zola a achetée à Médan.

En dépit de son problème de santé, il continue son écriture et en 1879, il publie son premier livre sous le titre Histoire du vieux temps. En 1880, il est l’un des six écrivains naturalistes qui publient leur recueil intitulé Les Soirées de Médan et composé de six nouvelles. Le thème de ces nouvelles est la guerre de 1870. Ainsi, le public littéraire a la chance de lire la nouvelle de Guy de Maupassant qui porte le titre Boule de suif et qui, selon les paroles de Gustave Flaubert, « est un chef-d’œuvre qui restera ». L’histoire de cette nouvelle se déroule lors de la guerre de 1870. Le but de Guy est de montrer l’hypocrisie des bourgeois tandis qu’il parle de la guerre et de la liberté. De ce moment-là, il s’insère dans le journalisme étant donné qu’il écrit des articles et des contes qui sont publiés dans de différents journaux différents comme dans L’Écho de Paris, Le Gaulois, Le Figaro et Gil Blas.

Entre-temps, quand il a du temps libre, il écrit des nouvelles, des romans et des poèmes. Néanmoins, après l’échec de son recueil de poèmes intitulé Des Vers en 1880, il prend la décision de ne plus s’occuper de la poésie. En 1881, son premier recueil de nouvelles sous le titre La Maison Tellier paraît chez l’éditeur Victor Havard. Guy de Maupassant y témoigne son estime et son admiration pour l’écrivain et dramaturge russe Ivan Tourgueniev, avec qui il se lie d’amitié depuis 1876, en y incluant la dédicace précise : « À Ivan Tourgueniev, hommage d’une affection et d’une grande admiration ». En raison de quelques désaccords, le contrat de Maupassant avec l’éditeur Havard prend fin. Ainsi, l’écrivain signe un nouveau contrat avec l’éditeur Paul Ollendorff qui lui permet une seconde publication de ce recueil comprenant une nouvelle supplémentaire sous le titre Les Tombales. Quelques mois après, il est obligé de faire un voyage en Afrique du Nord comme envoyé spécial du journal Le Gaulois. Il revient à Paris en septembre et il publie quelques de ses articles dans le journal précis sous le pseudonyme de Maufrigneuse.

En recevant les droits de son recueil La Maison Tellier, il se fait construire une maison à Étretat, nommée « La Guillette » ou « maison de Guy », à laquelle plusieurs de ses amis se réunissent surtout en été. Entre-temps, il n’arrête pas son écriture ; ainsi, en 1882, il publie le recueil de nouvelles sous le titre Mademoiselle Fifi.

L’année suivante, il publie son premier roman intitulé Une vie ou L’Humble Vérité dans lequel Maupassant y parle des thèmes différents comme de l’adultère, de l’argent, de l’éducation des filles, de la religion, de la méchanceté humaine, de la mort. Lors de la même année, il publie aussi le recueil de dix-sept nouvelles sous le titre Contes de la bécasse. Une de ses nouvelles porte le titre Un Normand et elle est dédiée à Paul Alexis. Une autre nouvelle intitulée En mer y est aussi incluse et dédiée à Henry Céard. En plus, il publie encore un recueil qui est composé de douze nouvelles et qui est intitulé Clair de Lune. Pendant cette année, son premier enfant naît qui est un garçon nommé Lucien. Entre-temps, en 1884, sa première fille naît. Lors de l’année précise, ses recueils de nouvelles Le Lit 29 et Miss Harriet, Les Sœurs Rondoli et Yvette sont aussi publiés.

En 1885, la renommée de Guy de Maupassant se répand dans le monde littéraire grâce à un autre grand succès. Cette fois-ci, il publie son roman réaliste intitulé Bel-Ami dans Gil Blas. Le héros de ce roman s’appelle Georges Duroy et c’est un journaliste cynique qui arrive au sommet de l’échelle sociale de Paris en séduisant des femmes qui ont une grande influence. Le roman précis attire les regards du public et des critiques littéraires vu que Maupassant donne à son héros des traits de sa vie personnelle. Ainsi, beaucoup de personnes s’interrogent si Georges Duroy est en réalité l’écrivain lui-même qui a aussi une ascension sociale. Maupassant, en se basant sur les paroles de Gustave Flaubert qui avait dit par rapport à son roman Madame Bovary que « Madame Bovary, c’était lui » dira que « Bel-Ami, c’est lui ». De toute façon, ce roman précis ne contient pas seulement quelques traits issus de la vie réelle de l’écrivain, mais son opinion sur le capitalisme, la politique et les femmes qui sont privées de vie politique. Ce roman est réimprimé trente-six fois en quatre mois. Lors de la même année, il publie encore deux recueils de nouvelles ; Contes du jour et de la nuit et Toine. Entre-temps, il achète un voilier qu’il nomme « Bel-Ami » et avec lequel il fait une grande croisière en passant par Cannes, Agay et Saint-Tropez.

Cependant la sante de l’écrivain s’aggrave de plus en plus au fur et à mesure que le temps passe. Il souffre des maux de tête insupportables et quelquefois des crises d’angoisse. Il essaie de s’en débarrasser en utilisant de l’éther ou des médicaments de son époque. Entre-temps, il choisit de ne plus mener une vie mondaine et il s’isole dans sa maison où il écrit. Il éprouve une grande aversion pour la société de son époque et il arrive au point de ne plus être content. En dépit de sa puissance économique et de sa grande renommée, Guy de Maupassant vit dans la solitude et la dépression. Ses maux de tête se renforcent et assez de fois il souffre des hallucinations. Mais, il ne quitte pas l’écriture. En outre, c’est sa façon d’exprimer ce qu’il croit ou de décrire par quoi il est hanté.

Ainsi, en 1886, il publie son recueil composé de dix-sept nouvelles Monsieur Parent et son recueil composé de dix nouvelles La Petite Roque. L’année suivante, il publie son roman Mont-Oriol dans lequel il parle des hommes d’affaires et des médecins. Son but est de présenter à son public une nouvelle science qui se développe à son époque ; la psychologie. En outre, Maupassant est un homme qui étudie cette science vu qu’il cherche des façons afin d’être guéri de sa maladie.

Entre-temps, lors de la même année, il devient encore une fois père puisqu’une autre fille naît ; mais, il ne la reconnaît pas. Cependant, il réussit à attirer de nouveau les regards du monde littéraire en publiant cette fois son roman court naturaliste sous le titre Pierre et Jean. L’écrivain y parle de l’argent, de l’hérédité et de la petite bourgeoisie. Cette œuvre contient aussi la préface qui porte le titre Le roman et qu’on peut lire indépendamment de l’histoire principale vu qu’elle contient l’opinion de Guy de Maupassant sur l’art narratif. Il définit à travers ces lignes qu’il n’écrit pas de romans romantiques, de romans symbolistes ou de romans naturalistes. Par contre, il écrit des nouvelles réalistes en cherchant seulement la sobriété des faits et pas leur explication psychologique.

Cependant, une créature issue de son imagination prend le nom Le Horla et paraît pour la première fois dans la nouvelle Lettre d’un fou qui est publiée dans Gil Blas en 1885. L’écrivain parle de cette créature sans le nommer dans la lettre d’un malade qu’il écrit afin que son docteur décide de son enfermement dans un asile. En 1886, une autre nouvelle intitulée Le Horla (première version) est publiée dans Gil Blas. Cette fois-ci, Maupassant décrit l’histoire d’un malade qui est déjà enfermé dans la maison de santé du docteur Marrande. Ce malade décrit à « trois confrères » du docteur et à « quatre savants » sa persécution par le Horla. Mais, en 1887, son recueil portant le titre Le Horla est publié par l’éditeur Paul Ollendorff. Ce recueil est composé de treize nouvelles parmi lesquelles Le Horla (deuxième version). Guy de Maupassant présente le journal intime d’un homme qui est hanté par le Horla et qui finit par devenir un meurtrier en raison de sa folie. C’est la première fois que Guy décrit d’une façon réaliste les pensées, les sentiments, la peur et les décisions d’un homme qui est possiblement la victime d’un monde irraisonnable, d’un monde où Le Horla est une nouvelle forme de vie qui va détruire l’espèce humaine. Son écriture est très simple et très vive à la fois. Une abondance de sentiments domine l’âme du lecteur qui fait face aux cris d’agonie d’un malade qui essaie de survivre et qui, finalement, pense qu’il y a seulement une solution pour lui ; c’est-à-dire de « se tuer lui ».

En dépit de ses troubles psychologiques, Guy de Maupassant n’arrête pas d’écrire. Ainsi, en 1888, son recueil composé de quatorze nouvelles Le Rosier de madame Husson est publié chez l’éditeur Quantin. Pendant cette année, il devient aussi membre de la Société des gens de lettres de France. L’année suivante, il publie son roman Fort comme la mort chez Ollendorff. L’écrivain y présente l’histoire de son héros Olivier Bertin à Paris moderne à travers laquelle il parle de l’amour et de la vieillesse. D’une part il y a les jeunes qui s’aiment follement et d’autre part la mort de qui personne ne peut s’échapper. Lors de la même année, il publie aussi un recueil composé de onze nouvelles, déjà publiées pendant la période 1887-1889, portant le titre La Main gauche chez l’éditeur Paul Ollendorff. Entre-temps, son frère Hervé meurt fou à l’hôpital psychiatrique de Lyon.

En 1890, le monde psychologique de Guy de Maupassant est totalement détruit. La perte de son frère lui apporte une douleur insupportable et en même temps il est obsédé de l’idée de la mort. Entre-temps, le grand écrivain publie ses dernières œuvres vu qu’il écrit sans cesse. Son recueil composé de onze nouvelles portant le titre L’Inutile Beauté est publié chez l’éditeur Victor Havard en avril. En plus, son dernier roman intitulé Notre cœur, à travers lequel Guy de Maupassant dit son adieu à toutes les femmes qu’il a connues pendant sa vie, est publié chez Ollendorff en juin.

Néanmoins, il ignore totalement sa maladie et il continue à écrire en étant entraîné par son imagination. Il commence, donc, l’écriture de deux romans ; de L’Âme étrangère et de L’Angélus. Mais, il ne réussit pas à les achever vu qu’il se livre au pouvoir de sa paranoïa. En particulier, le 1er janvier 1892, il fait une tentative de se suicider au pistolet sans réussite étant donné que son domestique en avait tiré les balles. Ainsi, il fait une nouvelle tentative quand il casse un carreau afin de « s’ouvrir la gorge ». En conséquence, il est admis, cinq jours après, à la clinique du docteur Blanche à Passy. L’écrivain, étant tourmenté par la folie comme résultat de la syphilis, ne réussit pas à retrouver lui-même. Il reste en paralysie dix-huit mois sans reprendre conscience, sans se perdre encore une fois dans ses nouvelles, sans pouvoir exprimer ses pensées. Guy de Maupassant se plonge dans un sommeil profond et personne ne sait s’il est hanté par ses démons ou plus précisément par son Horla. Il rend le dernier soupir dans cette clinique le 6 juillet 1893, à onze heures quarante-cinq du matin après avoir dit, auparavant, à son ami TJosé Maria de Heredia : « Je suis entré dans la littérature comme un météore, j’en sortirai comme un coup de foudre ». Deux jours après, les obsèques de cet écrivain réaliste ont lieu à l’église Saint-Pierre-de-Chaillot à Paris et il est enterré au cimetière du Montparnasse. Émile Zola est la personne qui prononce le discours funéraire de son ami en disant : « […] En dehors de sa gloire d’écrivain, il restera comme un des hommes qui ont été les plus heureux et les plus malheureux de la terre, […] ».

Malgré la mort inattendue de ce grand écrivain, il paraît que l’influence de Guy de Maupassant ne disparaît pas après sa mort. Par contre, elle est très forte aux années qui suivent. En 1897, un monument à sa mémoire est inauguré au parc Monceau après la proposition qu’Émile Zola a faite à la Société des gens de lettres. L’éditeur Ollendorff publie deux recueils de nouvelles de Guy de Maupassant ; Le Père Milon en 1899 et Le Colporteur en 1900. En plus, des établissements scolaires portent aujourd’hui le nom de cet écrivain comme celui à Rouen et celui à Limoges. En ce qui concerne ses œuvres, assez d’elles, comme le Bel-Ami, ont été adaptées au cinéma et à la télévision plusieurs fois.

Guy de Maupassant est considéré, à l’époque actuelle, comme l’un des plus grands écrivains littéraires qui a introduit le fantastique dans la littérature française du XXème siècle. C’est l’écrivain qui a donné la chance aux hommes de faire des pensées plus profondes afin qu’ils découvrent ce qui existe caché dans l’imagination ou ce qui existe en réalité. Nous, nous n’avons qu’à choisir l’une de ses nouvelles pour rechercher ce qui est caché dans nos pensées ou dans notre imagination !


La biographie de Guy de Maupassant, écrite et révisée par Evi Markouizou, contient entre guillemets des extraits des nouvelles qui sont incluses dans le livre intitulé Maupassant – Le Horla et autres contes d’angoisse (FONYI, Antonia. Maupassant – Le Horla et autres contes d’angoisse. Paris : Flammarion, coll. GF, 2006, 254 p.). Leur traduction en grec est devenue par Evi Markouizou :

  • Lettre d’un fou : p. 40
  • Le Horla (première version) : p. 53
  • Le Horla (deuxième version) : p. 78
  • « Coco, coco, coco frais ! » : p. 151
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