Gide, André (1869-1951)

À la fin du XIXème siècle, un homme d’un esprit littéraire différent des autres déjà existants naîtra. Il s’agit d’André Gide qui fera une lutte personnelle afin de s’éloigner des limites du Protestantisme et de révéler ses idées, ses croyances et ses désirs.

Il naît le 22 novembre 1869 à Paris et c’est le fils de Paul Gide et de Juliette Rondeaux. Son père est professeur de droit à la faculté de Paris et sa mère s’occupe seulement de son élevage. De plus, son père est issu d’une famille protestante et sa mère appartient à une famille protestante aussi tandis qu’au passé elle était catholique. En conséquence, Gide s’élève à travers les règles du Protestantisme.

      En 1877, il entre à l’École alsacienne qui est l’un des meilleurs établissements scolaires de Paris. Mais, André a assez de problèmes lors de sa scolarisation qui deviennent plus intenses après la mort de son père en 1880. Néanmoins, il affrontera un problème médical sérieux en souffrant des migraines qui le conduiront à être enseigné à travers des cours particuliers.

En 1882, il se rencontre avec sa cousine Madeleine à Rouen et quand il retourne à Paris, il continue à communiquer avec elle à travers la correspondance. Gide tombe amoureux de cette femme malgré qu’il soit très jeune. Pendant les années 1883-1885, il traite avec sa cousine des sujets religieux tandis qu’il lit la Bible ou les textes des auteurs grecs.

En 1889, il finit son baccalauréat de philosophie au Lycée Henri-IV et il commence à fréquenter les salons littéraires. En 1891, il présente sa première œuvre littéraire qui est un recueil sous le titre «Les Cahiers d’André Walter» et il reçoit assez de bonnes critiques. En parallèle, il se noue d’amitié avec le poète français Stéphane Mallarmé (1842-1898) et l’écrivain français Paul Valéry(1871-1945). Il exprime aussi sa volonté d’épouser sa cousine Madeleine, mais après son refus, André Gide suit une vie qui l’accable. Néanmoins, en 1892, il voyage avec sa mère en Angleterre et il commence à étudier les ouvrages de l’écrivain et du dramaturge allemand Goethe (1749-1832) qui lui offriront une raison de vivre.

Quelques années plus tard, il devient ami avec le peintre français Paul Laurens (1870-1934) et ils partent en 1893 pour faire un grand voyage. Ils vont en Tunisie, en Algérie où Gide découvre son identité sexuelle, c’est-à-dire son homosexualité et en Italie. Mais, en raison d’une maladie nerveuse, il ne parvient pas à voir tous les paysages italiens.

En 1895, sa mère, avec laquelle il n’avait pas de bonnes relations, meurt brusquement. Cependant, il rencontre de nouveau sa cousine qui veut maintenant l’épouser et leurs fiançailles ont lieu en juin de la même année. Puis, en octobre, le couple se marie et ils partent pour faire leur voyage de noce en Italie et en Algérie. André écrit et publie la satire intitulée «Paludes» lors de la même année. En 1897, il publie «Les Nourritures terrestres» qui attirent l’impression du monde littéraire en raison de la structure. Cette œuvre littéraire donne l’impression d’être un roman, mais il s’agit d’un poème en prose.

Après avoir pris position à l’Affaire Dreyfus, il va en Italie et plus particulièrement à Rome où il étudie les théories du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Nietzsche (1844-1900). Cependant, en 1899, il écrit la pièce théâtrale «Le Roi Caudaule» qui sera montée au théâtre en 1901. Mais, elle ne va pas attirer l’attention du public et ainsi, Gide prend la décision de ne plus  s’occuper de théâtre.

Pendant les années 1902-1907, il présente assez de textes littéraires à son public. En particulier, en 1902, il publie le récit «L’Immoraliste» qui aura un grand succès et en 1907, «Le Retour de l’enfant prodigue» qui a été écrit en quinze jours.

En 1908, André Gide fonde avec le critique de théâtre Jacques Copeau (1879-1949), l’écrivain et éditeur Jean Schlumberger (1877-1968), le professeur de la philosophie et écrivain Marcel Drouin (1871-1943), le médecin et écrivain Henri Ghéon (1875-1944), le romancier et le poète Eugène Montfort (1876-1952) la Nouvelle Revue Française. En 1911, il publie son roman «La Porte étroite» qui sera l’un de ses succès littéraires. Malheureusement, en 1912, André Gide, à cause d’une crise de neurasthénie, part pour Tunis et il revient en France en 1913. En 1914, il publie son roman «Les Caves du Vatican» qui scandalise le monde catholique et qui conduit son amitié avec le dramaturge et poète Paul Claudel (1868-1955) à sa fin.

La Première Guerre Mondiale éclate (1914-1918) et André Gide passe une crise religieuse en pensant à la possibilité de se convertir au Catholicisme qu’il exprime dans «Numquid et tu». Mais, finalement, il rejette le Catholicisme. En 1916, sa vie conjugale avec Madeleine arrivera à sa fin. En 1917, il tombe amoureux de Marc Allégret (1900-1973) qui a seulement seize ans et les deux hommes partent en Angleterre en 1918. En 1919, il publie le roman «La Symphonie pastorale» qui parle du conflit entre la vie religieuse et les sentiments du cœur. Le titre de ce roman vient de la symphonie no 6 de Ludwig van Beethoven (1770-1827) qui a été composée lors des années 1805-1808. Ce roman sera adapté au cinéma en 1946 par le réalisateur et scénariste français Jean Delannoy (1908-2008) et il remportera la Palme d’or au festival de Cannes en 1946.

En 1924, il va créer un grand scandale au cercle littéraire et à la société catholique française en publiant avec son nom l’essai «Corydon» incluant quatre dialogues socratiques. Il s’agit de l’ouvrage à travers lequel il admet son homosexualité. En 1925, il part avec Marc Allégret pour faire un voyage au Congo et au Tchad. Lors de ce voyage, il remarque que le colonialisme a apporté de grands problèmes aux employés indigènes qui travaillent sous des conditions très dures. En retournant en France, Gide témoigne tout ce qu’il avait vu concernant l’exploitation des hommes à Congo et à Tchad et des recherches administratives ont lieu. André continue son écriture littéraire et en 1926, il publie son récit autobiographique «Si le grain meurt…» dans lequel il décrit toute sa vie depuis son enfance jusqu’à son mariage avec Madeleine. En 1927, sa relation avec Marc Allégret se termine et les deux hommes restent des amis.

Gide commence de nouveau à faire des voyages et il va à Alger, en Allemagne, en Tunisie, à Berlin. Après la fin de ses voyages, il montre un grand intérêt pour la vie politique de l’Union Soviétique et le Communisme. En 1932, il fait de nouveaux voyages en Europe centrale, au Maroc, à Dakar, en Afrique tandis qu’il ne laisse pas son écriture. Il publie des traductions comme «Second Faust» en 1932 et «La Vie et la Mort de mon frère Rudolph» en 1934. En 1936, après avoir accepté une invitation, il va avec quelques amis en Russie et il découvre que le Communisme ne représente pas ce qu’il croyait. En conséquence, après son séjour en Russie, il publie son témoignage dans son récit de voyage «Retour de l’U.R.S.S.» qui constituera sa rupture définitive du Communisme.

En 1938, son épouse Madeleine meurt et Gide, quelques mois après sa mort, écrit un autre récit autobiographique sous le titre «Et nunc manet in te» dans lequel il parle seulement de sa vie avec cette femme. Durant cette période, il reconnaît officiellement sa fille Catherine (1923-2013) qu’il avait obtenue en 1923 avec Elisabeth van Rysselberghe.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale (1939-1944), André Gide choisit son exil et il vit totalement isolé. Ainsi, en 1942, il va à Tunis, à Alger, en Égypte, au Liban et il rentre à Paris en mai 1946. Lors de la même année, il publie son récit «Thésée» écrit à la première personne et inspiré par le héros Thésée de la mythologie grecque.

En 1947, André Gide reçoit le Prix Nobel de littérature pour son prestige littéraire mondial et il continue son écriture. En 1949, il publie sa comédie en cinq actes «Robert ou l’intérêt littéraire» et «L’Anthologie de poèmes français». Néanmoins, sa santé est très mauvaise, mais Gide fait encore un voyage en Italie. En plus, il publie le deuxième tome de son «Journal» vu que le premier a été publié en 1939 et il commence un autre cahier intitulé «Ainsi soit-il ou Les jeux sont faits» qui sera publié en 1952.

Le grand écrivain, l’homme, qui a scandalisé avec sa vie personnelle et qui a osé être ce qu’il voulait, laisse sa plume le 19 février 1951. Quelques jours après, il est inhumé au cimetière de Cuverville auprès de sa femme aimée Madeleine. En 1952, le Vatican met toute son œuvre à l’Index librorum prohibitorum qui est une liste d’ouvrages interdits que les catholiques romains n’ont pas l’autorité à lire.

André Gide était l’écrivain qui a vécu à travers ses passions et en même temps a exprimé ses sentiments à travers son écriture sans garder des secrets. Nous pourrions lire ses récits et rechercher la façon qui nous aiderait à révéler notre identité réelle.

Les photos montrent :

  • André Gide
  • Le roman «La Symphonie pastorale»
  • Le film «La Symphonie pastorale»
  • La symphonie no6 de Beethoven

La biographie d’André Gide est disponible gratuitement sous forme de .pdf

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