Camus, Albert (1913 – 1960)

Le XXème siècle accueillera la naissance d’un homme qui laissera son empreinte personnelle sur la littérature française et la philosophie mondiale. Albert Camus naît le 7 novembre en 1913 à Mondovi de l’Algérie, appelé aujourd’hui Dréan, et de ce moment-là une façon de penser différente commence pour toute l’humanité.
Camus est le deuxième fils de Lucien Auguste Camus (1885-1914) et de Catherine Hélène Sintès (1882- ?). Le travail de son père est tout à fait lié aux vignes vu qu’il travaille comme caviste dans le Chapeau du gendarme qui est un domaine viticole. En 1909, il se marie avec Catherine Hélène Sintès qui est née à Birkhadem ; néanmoins, les origines de sa famille sont issues de Minorque de l’Espagne. Cette femme est sourde et elle ne sait pas lire ou écrire. Mais, elle peut participer à une conversation vu qu’elle comprend les paroles de son interlocuteur en lisant sur ses lèvres.
Lucien et Catherine bien accueillent la naissance de leur premier enfant en 1911. C’est leur fils qui s’appelle Lucien Jean Étienne. Après deux ans, leur deuxième fils, Albert Camus, naît. Mais, Lucien est obligé de quitter son épouse et ses fils afin de départir à l’armée en septembre 1914. La mère d’Albert sait que l’élevage de ses enfants aura des difficultés à cause de l’absence de son mari et pour cette raison elle décide de s’installer chez sa mère.
Lucien est gravement blessé puisqu’il est atteint à la tête par un éclat d’obus à la bataille de la Marne. Il perd sa cécité et il est emmené à un hôpital auxiliaire ; en particulier, à l’école du Sacré-Cœur. Cependant sa blessure a assez de complications et il y meurt le 11 octobre 1914.
Après la mort de son mari, Catherine doit faire des ménages afin de gagner sa vie. Comme résultat les deux petits garçons passent leur temps avec leur grand-mère, qui, d’après les paroles d’Albert, est une femme «rude, orgueilleuse, dominatrice».
De plus, l’ambiance familiale n’est pas très bonne étant donné que Catherine a deux frères, Étienne et Joseph, qui ne facilitent pas la vie. En 1921, toute la famille s’installe à Belcourt qui est un quartier populaire de l’est d’Alger. Mais, Joseph les quitte et maintenant Catherine est obligée de soigner ses enfants et en même temps son autre frère.
Cependant Albert fait ses efforts durant ses années scolaires. Il est élève à l’école communale et sa façon de penser est remarquée par son instituteur Louis Germain qui lui donne quelques leçons gratuites afin que le petit garçon puisse entrer sur la liste des candidats aux bourses. À côté de son instituteur, Albert a la capacité de s’informer des atrocités de la Première Guerre Mondiale (1914-1918) lors de laquelle son père a été tué. En 1924, Albert est reçu au Grand Lycée d’Alger qui s’appellera lycée Bugeaud après 1930. En octobre 1930, il commence ses études à l’Université d’Alger. Il montre aussi un grand intérêt pour le football et en s’entraînant beaucoup, il arrive à devenir un très bon gardien de but à l’équipe de football universitaire. Deux mois après, il est emmené à l’hôpital Mustapha où les docteurs annoncent qu’il est atteint de tuberculose. Malgré qu’il soit guéri, ils lui interdisent de jouer au football et en même temps il est privé de droit de continuer son enseignement public.
En 1931, Albert quitte son foyer familial afin de s’installer à la maison de son oncle et da sa tante Acault. En 1932, il publie ses premiers essais dans le magazine Sud. De plus, il connaît le philosophe français Jean Grenier (1898-1971) qui devient son professeur et qui va l’introduire dans le monde de la philosophie. Albert tombe amoureux de Simone Hié (1914-1970) et il veut se marier avec elle. Cependant cette relation n’est pas acceptée par Gustave Acault et Albert décide de ne pas obéir à son oncle ; par conséquent, il part de la maison en 1933 afin de garder sa relation. Lors de la même année, il entre à la Faculté des Lettres d’Alger et en 1934 il se marie avec Simone. Mais, des problèmes apparaissent entre le couple vu que la jeune femme tombe dans le piège de la toxicomanie.
L’année 1935 a une grande importance pour Albert Camus étant donné qu’il se charge de différentes occupations. En premier lieu, il commence l’écriture d’un recueil autobiographique intitulé «Carnets» qui va être publié après sa mort. En deuxième lieu, il adhère au Parti Communiste algérien (PCA) vu que ses convictions politiques tendent vers la classe ouvrière et l’anticolonialisme. En troisième lieu, il fonde, en ayant le support du Parti Communiste, avec ses amis le Théâtre du Travail.
En 1936, Albert arrive à prendre le Diplôme d’Études Supérieures de philosophie et il prend la décision de donner encore une chance à son mariage. Ainsi, lui et Simone, ils font un grand voyage en Europe centrale, mais leur relation prend fin ; ils se divorcent.
En dépit de problèmes concernant sa vie personnelle, Camus publie sa première œuvre, un essai autobiographique intitulé «L’Envers et l’Endroit» à Alger. D’abord, il décrit sa vie et celle de sa mère pendant qu’ils vivaient sur le quartier Belcourt. Puis, il se réfère à deux voyages ; à celui aux îles Baléares et à celui à Prague. Son écriture est pleine de souvenirs et ses pensées se présentent à travers le symbolisme ; l’envers symbolise l’angoisse liée à l’étrangeté du monde et l’endroit symbolise la beauté.
D’une part Albert essaie d’exprimer ce qu’il croit à travers la littérature et d’autre part il se rend compte qu’il ne peut pas défendre ses convictions politiques. En particulier, il prend conscience que le Parti Communiste d’Alger, dont il est membre, ne suit plus son idéologie. Ainsi, il s’en détache et il cherche une autre façon afin d’exprimer ses idées loin du pouvoir dirigeant de l’hypocrisie. Il décide de s’exprimer à travers les représentations théâtrales qui se réaliseront à son théâtre nommé d’ici Théâtre de l’Équipe. Son but est de créer un théâtre populaire où chaque artiste aura la liberté de créer et de dire ce qu’il veut.
En 1938, Albert Camus commence sa carrière dans le journalisme en entrant à la rédaction d’un quotidien algérien nommé Alger républicain. Il s’agit d’un journal dont ses éditeurs ont une tendance progressiste de gauche et qui soutient l’idéologie du Front populaire. Albert essaie de lutter pour ses idées à travers le journalisme puisqu’il a la chance d’exposer ses croyances à un grand public. Ainsi, il publie le reportage intitulé «La misère en Kabylie» en essayant d’expliquer l’attitude injuste envers un homme qui est sans forces puisqu’il n’a rien à manger. Ce reportage n’est pas bien accueilli par le gouvernement en Algérie et il constituera la raison de son départ plus tard.
Au fur et à mesure qu’Albert Camus écrit pour le journal, il n’abandonne pas son écriture. En particulier, il prépare une œuvre autobiographique et une pièce théâtrale. Ainsi, en mai 1939, il publie à exemplaires un recueil qui contient quatre textes autobiographiques sous le titre «Noces». L’auteur révèle toutes ses réflexions pendant les grandes difficultés de sa vie et en même temps il exalte toutes les beautés de la nature.
De plus, il achève l’écriture de sa pièce théâtrale en quatre actes «Caligula» mais il ne peut pas la publier vu que la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) éclate. L’histoire de cette pièce se déroule autour de l’empereur romain tyrannique Caligula (12-41) qui nie tous les hommes après la mort de sa sœur et de son amante Drusilla (16-38) puisque ce monde est insupportable pour lui. Il arrive au point de vivre dans un monde irréel où règne seulement sa logique. Son but est de trouver l’impossible et il aboutit à détruire les autres.
En 1940, le gouvernement général de l’Algérie décide l’interdiction de la circulation du quotidien Alger républicain et en conséquence Albert doit partir de son pays. Il arrive à Paris où il commence à travailler dans un quotidien français. En particulier, il entre à la rédaction de Paris-Soir et en même temps il fonde sa revue Rivage.
Au mois de septembre de la même année, Albert prend une grande décision liée à son bonheur personnel ; il décide de se marier encore une fois vu qu’il est amoureux de Francine Faure (1914-1979). Mais, Albert est licencié de Paris-Soir et le couple déménage à Oran de l’Algérie afin d’y rester avec les parents de Francine.
C’est en 1942 où Albert Camus va attirer l’attention du public littéraire et créer des questions après la révélation de ses thèses philosophiques à travers la publication de ses œuvres. En premier lieu, son roman intitulé «L’Étranger», divisé en deux parties, est publié chez Gallimard. Il s’agit plutôt d’un monologue vu que le héros Meursault, qui habite à Alger de l’Algérie française, fait la narration de quelques événements importants. L’écriture de ce roman n’est pas compliquée vu qu’Albert emploie la première personne du singulier en donnant l’opportunité au lecteur de comprendre mieux toute l’histoire et faire une analyse approfondie de la philosophie de l’écrivain. Il paraît que le protagoniste est une personnalité froide sans sentiments puisqu’il ne pleure pas, il ne réagit pas, il n’essaie pas de dire des mensonges afin de sauver sa vie. En réalité, Camus présente une personne qui ne s’adapte pas à un statut précis, qui n’obéit pas à des règles de sa société mais qui suit sa logique selon laquelle elle veut toujours dire la vérité en montrant de cette façon qu’elle n’a aucun problème avec son existence.
Après quelques mois, Albert présente encore une fois sa philosophie liée à la liberté de l’homme de faire ce qu’il veut et à la révolte personnelle. Cette fois-ci il est inspiré de la mythologie grecque qui le conduit à décrire un autre côté d’un mythe précis. Ainsi, il publie son essai «Le Mythe de Sisyphe» aux éditions Gallimard. Camus prend le mythe grec selon lequel Sisyphe vit dans un état de tristesse continue après sa punition par les dieux à cause de ses actions. L’écrivain décide de prouver que la punition de Sisyphe ne le condamne pas à la misère mais au bonheur. Le héros est heureux vu qu’il vit dans un monde précis où il écoute les bruits du rocher pendant toute la journée et en même temps il a une occupation. Ainsi, il trouve son bonheur à travers la répétition de la même action malgré l’absurdité de cette situation.
En 1943, Albert Camus se trouve de nouveau à Paris et il rencontre le grand philosophe de son époque Jean-Paul Sartre (1905-1980) avec qui il se lie d’amitié malgré qu’elle ne dure pas assez longtemps. Lors de la même année, il devient lecteur chez Gallimard et il est chargé de la direction du journal français clandestin Combat.
En 1944, Albert connaît Maria Casarès (1922-1996) et les deux personnes vivent un amour passionné. Néanmoins, Albert reste marié avec Francine qui souffre de dépression et son état s’aggrave quand cette relation devient publique.
Quoique la vie privée de Camus fasse face à assez de troubles, l’écrivain ne quitte pas le journalisme. Il écrit très souvent des articles dans Combat et il n’hésite pas à exprimer son opinion sur le bombardement d’Hiroshima. En particulier, c’est le seul intellectuel de l’Occident qui affirme en public qu’il est contre l’usage de la bombe atomique. Le 5 septembre, Albert Camus va connaître la plus grande joie de sa vie puisqu’il devient père. Maria Casarès accouche les deux jumeaux Catherine et Jean.
En 1947, il décide de se retirer de Combat et au mois de juin de la même année, Albert Camus connaît un grand succès littéraire après la publication de son roman intitulé «La Peste» par les éditions Gallimard. Il s’agit d’un roman qui ne parle pas d’absurdité, mais tout simplement de la solidarité humaine. En même temps, il constitue une œuvre allégorique puisqu’elle se réfère à une période précise qui a influencé radicalement la nature humaine. Toute l’histoire se déroule à Oran où les habitants sont obligés d’être exclus du reste du monde puisqu’ils sont frappés de l’épidémie de peste. Cette histoire est inspirée d’une épidémie qui a éclaté à Alger en 1944 et de la peste bubonique qui a eu lieu à Oran en 1945.
Le protagoniste principal de ce roman est le docteur Rieux qui fait tout ce qu’il peut afin de guérir les habitants de sa ville. Il sait que ça n’est pas possible, mais il continue sa lutte même quand presque chaque espoir est éteint. Ce roman inonde le lecteur d’une vague de sentiments pendant qu’il lit toutes ses lignes qui décrivent la vie quotidienne des habitants d’Oran. Ils n’ont aucune relation avec le monde extérieur et chaque moment ils essaient de survivre. C’est la mort qui domine cette ville puisque chaque jour les personnes meurent, les parents perdent leurs enfants, les époux perdent leurs épouses et bien sûr le contraire. En parallèle, il y a des personnes qui continuent à rêver leur vie après la fin de la peste. Elles ne veulent pas être attrapées dans le piège de la mort et elles comprennent qu’elles peuvent se débrouiller à travers la collaboration, la solidarité, leur amour pour la vie, pour leur région natale. En conséquence, tous luttent contre la mort et pour la vie jusqu’au jour où le froid arrive et fait disparaître la peste.
Il paraît qu’Albert développe des valeurs humaines qui sont suffisantes afin que tous restent unis lors d’une épidémie. Mais, l’écrivain décrit à la fois l’unité des hommes pendant la Seconde Guerre Mondiale et leur lutte contre l’Occupation allemande. En particulier, ce roman montre d’une façon allégorique les efforts des gens de se débarrasser de l’Occupation Allemande en créant la Résistance. De plus, l’expansion de l’Occupation précise est représentée par l’expansion des rats dans la ville d’Oran. En outre, Albert admet dans une lettre destinée au critique littéraire français Roland Barthes (1915-1980) que son roman est une allégorie de la Seconde Guerre Mondiale.
En 1948, Albert Camus présente sa nouvelle œuvre qui traite des thèmes concernant toute l’humanité. Il s’agit de sa pièce théâtrale «L’état de siège» à travers laquelle l’écrivain parle de la manipulation des gens par leur peur. En général, Albert croit que les hommes ne doivent pas être soumis à la menace d’une épidémie ou d’un pouvoir absolu. Chaque personne doit lutter contre la peur à travers la révolte et la résistance afin qu’elle puisse vivre librement.
En 1951, Albert Camus publie son roman «L’Homme révolté» et encore une fois il présente sa philosophie concernant la révolte. En particulier, il analyse sa signification en divisant son œuvre en cinq parties. Pourtant son but est d’expliquer les raisons d’une révolte et ses limites. D’abord, il définit que chaque homme a le droit de faire sa révolte contre une situation insupportable ou contre la tyrannie d’une autre personne. Dans ce cas, il se révolte puisqu’il ne veut plus vivre comme un esclave, mais il faut qu’il ne dépasse pas les limites puisqu’il deviendra comme son maître. Puis, il réfère qu’un homme peut être caractérisé comme révolté à travers ses actes et que chaque révolte est issue de la perte de patience ou du désir de vivre différemment. De plus, le but de l’homme révolté n’est pas de changer la mentalité des gens, mais tout simplement de changer son mode de vie.
La publication de ce livre d’Albert Camus ne lui offre pas de grand succès, mais quelques ennemis qui n’acceptent pas sa théorie philosophique. En 1952, un article écrit de Francis Jeanson (1922-2009) est publié dans le magasin Les Temps modernes dont le fondateur est Jean-Paul Sartre. Quelques mois après, Albert répond personnellement à Sartre à travers la publication d’un article dans la revue précise. De plus, Sartre donne sa réponse à Camus et leur amitié arrive à sa fin.
Pendant que le temps passe, l’état psychologique de Francine ne s’améliore pas et cela a des conséquences sur Albert qui affirme qu’il ne peut plus écrire. Néanmoins, il publie un livre qui contient huit nouvelles et qu’il avait achevé l’année dernière. Il s’agit de «L’Été» publié par les éditions Gallimard à travers lequel Camus présente toutes les beautés de la Méditerranée en décrivant l’Algérie et la Grèce. Néanmoins, la guerre en Algérie débute le 1er novembre 1954.
Albert Camus ne peut pas faire quelque chose afin d’aider son épouse et en même temps il ne parvient pas à écrire. De cette façon, en 1955, il fait quelques voyages comme son premier voyage en Grèce. De plus, il montre un grand intérêt pour le journalisme et il entre dans L’Express, un magazine d’actualité hebdomadaire français.
Pendant la même année, l’état d’Algérie est un pas avant sa destruction finale vu que les civils se battent entre eux. Néanmoins, l’intervention de l’armée française n’apporte pas la paix ; le fossé entre les communautés européennes et musulmanes devient plus grand. En conséquence, assez de libéraux algérois essaient de sauver leur patrie en soutenant l’existence de la paix. Ils considèrent qu’Albert pourra persuader les hommes d’arrêter le conflit et ils l’invitent afin qu’il présente son opinion à travers un discours.
Albert Camus arrive en Algérie et pendant qu’il prépare ses paroles, assez d’efforts se réalisent afin que les libéraux européens et les musulmans participent à un dialogue commun. En janvier 1956, tout est prêt pour la réalisation d’une conférence pendant laquelle plusieurs interlocuteurs exposeront leur avis sur l’existence d’une paix possible. Camus commence à parler en présentant son discours «L’Appel pour une Trêve civile» à travers lequel il propose l’arrêt des massacres civils. Mais ses propositions ne sont pas bien accueillies et les assistants se révoltent contre lui en criant, en lançant des pierres ou en disant des insultes. Ainsi, il est obligé de partir d’Alger sous protection. En général, ses paroles ne sont pas bien comprises et cela a comme résultat le fait que personne ne connaîtra l’œuvre d’Albert lors de sa vie.
En 1956, Albert publie un nouveau livre chez Gallimard qui a un caractère tout à fait pessimiste et qui témoigne l’état psychologique de l’écrivain après avoir être attaqué par ses compatriotes. Il s’agit de «La Chute» qui présente le monologue de l’avocat Jean-Baptiste Clemence pendant qu’il fait sa confession à une autre personne dans un bar d’Amsterdam.
Durant la même année, Camus fait l’adaptation théâtrale de la pièce «Requiem pour une nonne» écrite de William Faulkner (1897-1962). C’est l’année où il tombe amoureux d’une autre femme ; de Catherine Sellers (1926-2014) qui a le rôle principal.
En 1957, Albert Camus reçoit le Prix Nobel de Littérature pour toute sa contribution au domaine littéraire. Quoique ses œuvres témoignent l’âme d’un homme révolté qui n’accepte pas l’hypocrisie et l’injustice, son esprit littéraire est finalement bien reconnu. En outre, Camus est l’écrivain qui parle surtout des valeurs humaines et ose dévoiler tous les problèmes qui occupent la pensée de chaque personne. Il écrit afin de traiter de la conscience humaine, de la vérité, de l’amour, des mensonges, de la paix, de la guerre, de l’égalité. Ainsi, tous acceptent son œuvre littéraire et l’estiment de sa personnalité.
Lors de l’année 1957, Albert Camus publie deux livres encore qui révèlent des pensées et des sentiments. En premier lieu, l’essai intitulé «Réflexions sur la peine capitale» est publié par les éditions Calmann-Lévy. Il s’agit d’un essai qui est écrit de Camus et d’Arthur Coestler en vue d’exprimer leur opinion sur la peine de mort. Puis, il publie son dernier livre sous le titre «L’exil et le royaume» qui contient six nouvelles. Albert présente des héros qui vivent en Algérie, en France ou au Brésil et ils cherchent leur royaume, c’est-à-dire le bonheur et d’une façon plus générale le sens de leur existence.
En 1958, les «Discours de Suède» sont publiés par les éditions Gallimard. Il s’agit d’un recueil de discours prononcés d’Albert après avoir reçu le Prix Nobel de Littérature. Camus explique que le rôle de chaque écrivain est de provoquer les émotions de ses lecteurs et afin de le réaliser, il doit parler des sujets contemporains ou de révéler ses pensées et ses sentiments. Il se réfère aussi à la place de l’art dans la société de son époque en soulignant le fait que l’écriture est capable de faire responsable chaque auteur.
En cette année, Albert n’écrit plus, mais il fait des voyages en Algérie et en Grèce ; plus particulièrement dans les Cyclades. De plus, il achète une maison à Lourmarin où il peut vivre tranquillement en jouissant des beautés de la nature.
En 1959, il prend la décision de s’installer à Lourmarin et il fait des apparitions à des émissions télévisées ou il donne des interviews. De cette façon, il a la chance de parler de son œuvre, de sa philosophie et en général de son écriture.
Albert Camus et son ami Michel Gallimard, neveu de l’éditeur Gaston Gallimard (1881-1975) se retournent de Lourmarin en voiture le 4 janvier 1960. Ils se destinent vers Paris quand leur vie est coupée brusquement à cause d’un accident. Les deux hommes sont blessés mortellement et ainsi ils laissent le dernier soupir au point de la Nationale 6 (trajet de Lyon à Paris), à Villeblevin dans l’Yonne.
La mort d’Albert Camus va bouleverser le monde littéraire et bien sûr le monde politique de la France. Cette personnalité, qui a lutté pour ses idées, a développé sa politique à travers le journalisme, a défendu les pauvres, a essayé d’abolir l’injustice humaine, n’a pas réussi à vaincre la mort. Camus est le révolté de la littérature contemporaine qui était contre la peine de mort mais il a été puni d’un décès inattendu.
Pourtant la mort d’Albert Camus attire l’attention du public qui essaie d’expliquer les causes de l’accident. Les journaux de cette époque-là parlent de l’éclatement du pneu, d’une crise d’épilepsie ou d’un malaise du conducteur, c’est-à-dire de Michel Gallimard. Au fur et à mesure que le temps passe d’autres opinions sont exposées. Ainsi, c’était l’écrivain français René Étiemble (1909-2007) qui a soutenu que l’accident a eu lieu vu que la voiture précise, la Facel Vega, était un «cercueil». De plus, en 2011, l’universitaire italien Giovanni Catelli parle de cet accident dans le quotidien italien Corriere della Sera, en français Courrier du Soir, en soutenant qu’Albert Camus pourrait être assassiné par le KGB sur ordre du ministre soviétique des affaires étrangères Dimitri Chepilov (1905-1995) vu que l’écrivain lui avait reproché la répression de l’insurrection de Budapest dans un article publié dans le journal Franc-Tireurs en mars 1957.
Albert Camus a été enterré au lieu qu’il a tant aimé ; à Lourmarin et plus particulièrement au village Luberon. Le 19 novembre 2009, le Président français Nicolas Sarkozy propose le transfert des restes d’Albert au Panthéon. Mais, son fils Jean s’y oppose en considérant que cela pourrait provoquer un bouleversement politique.
Le but d’Albert Camus, quand il écrivait, n’était pas seulement d’offrir de l’amusement ou des moments de repos à son public. Au contraire, il essayait de leur révéler ses pensées philosophiques concernant l’existence humaine et son adaptation au monde de son époque. Sa philosophie se concentrait sur l’absurde et la révolte dans la perspective de donner des réponses précises sur des questions posées presque par chaque homme. Camus considère que l’homme absurde est un homme qui n’accepte pas le monde tel qu’il est ou il ne suit pas de règles afin de mener sa vie. Au contraire, l’homme absurde suit l’appel humain qui le conduit à vouloir apprendre la raison de son existence. En conséquence, l’absurde, c’est-à-dire la conscience humaine erre continuellement dans un monde où personne ne l’aide à comprendre quel est le sens de sa vie ou le sens de ce monde.
Afin qu’Albert Camus puisse expliquer mieux son homme absurde, il classifie quelques de ses œuvres dans le «cycle de l’absurde». De cette façon, le lecteur a l’opportunité de découvrir les inquiétudes intimes de cet homme en lisant les histoires «L’Étranger», «Le Mythe de Sisyphe», «Caligula» et «Le Malentendu».
Il est évident que l’homme absurde veut vivre et plus particulièrement veut vivre le maintenant en espérant qu’un autre homme lui expliquera le sens de la vie. En conséquence, il ne démissionne pas de vie en choisissant le suicide vu qu’il ne lui donnera pas la réponse qu’il recherche. Ainsi, il fait sa révolte contre la mort et il jouit même des moments difficiles en apercevant les situations d’un autre aspect. Néanmoins, sa révolte ne dépasse pas les limites de la raison et respecte les autres personnes. La révolte camusienne consiste à un bonheur personnel qui n’est pas contre tout et contre tous.
C’est la création du «cycle de la révolte» qui présente clairement ce type de révolte qui est tout à fait humaine. Ainsi, le public littéraire essaie de concevoir la philosophie de Camus en lisant «L’Homme révolté», «Les Justes», «L’État de siège» et «La Peste». L’écrivain parle d’une révolte contre l’injustice et pour la liberté de penser, de vivre. Il présente l’homme absurde qui découvre la joie en co-existant avec les autres hommes et qui comprend que chaque homme ne peut pas vivre sans l’autre ou contre l’autre.
Albert Camus constitue aujourd’hui un symbole de la philosophie moderne qui influence toutes les générations. En outre, il y a assez de collèges qui portent son nom comme le Collège Albert Camus à la Norville, le Collège Albert Camus de Genlis, le Collège Albert Camus de Vierzon ou le Collège multiculturel Albert Camus à Besançon.
Néanmoins, ses admirateurs peuvent trouver des informations sur sa vie ou sur toute sa bibliographie au Centre Albert Camus à Aix-en-Provence qui a été fondé le 14 avril 2000. Cette année-là, sa fille Catherine Camus et Jean-François Picheral, maire de la ville d’Aix-en-Provence, ont signé une convention de dépôt des archives d’Albert Camus. Ainsi, tous les hommes peuvent assister à ce centre afin de découvrir la vie de cet esprit philosophique à travers une exposition permanente adressant au public. Ce centre culturel contient des salles différentes et la bibliothèque Albert Camus où chacun peut y trouver des manuscrits, des documents iconographiques, la correspondance ou les adaptations des œuvres d’Albert Camus. De plus, les dirigeants organisent des festivals, des lectures ou des spectacles dédiés à lui comme en 2013 à l’occasion du centenaire de la naissance d’Albert Camus.
Entre-temps, les hommes, qui veulent s’informer plus de l’œuvre d’Albert Camus peuvent aussi suivre les manifestations réalisées par la société des études camusiennes. De plus, ils ont aussi la chance de connaître mieux l’œuvre de cet homme à travers la revue annuelle ou le bulletin de liaison.
Assez d’œuvres d’Albert Camus ont été représentées au théâtre ou adaptées au cinéma pendant la vie de l’écrivain ou des années après sa mort. En particulier, la pièce «Caligula» est montée beaucoup de fois au théâtre français et étranger. Le roman «L’Étranger» a été adapté au cinéma après sa mort puisqu’il ne donnait pas sa permission pour qu’il soit devenu un film. Le roman «La Peste» a été adapté à la télévision en 1992. Il a adapté aussi quelques pièces théâtrales étrangères lors de sa vie. En 1953, il a adapté la comédie en trois actes «Les Esprits» de Pierre de Larivey (1541-1619). En 1956, il a adapté et a mis en scène la pièce en deux parties «Requiem pour une nonne» de William Faulkner (1897-1962).
Albert Camus, en dépit de sa courte vie dans cette société de l’« absurdité » et de la « révolution », a réussi à exprimer librement ce qu’il voulait sans dépasser les limites de la raison. Ses œuvres, ses idées, ses luttes pour les valeurs humaines le garderont toujours vivant. Nous, nous pouvons étudier ses textes afin d’élargir nos horizons mentaux et d’essayer en même temps de comprendre le sens de notre existence !

Sources de citations et de photos :

Seo wordpress plugin by www.seowizard.org.