Claudel, Camille (1864 – 1943)

Le 19ème siècle accueille la naissance d’une femme importante pour la Sculpture. Lors de sa vie, elle fera des créations formidables de terre cuite ou de marbre et elle dessinera. Mais, elle ne réussira pas à connaître la gloire qui suivra après sa mort.

Camille Anastacia Kendall Maria Nicola Claudel naît le 8 décembre 1862 à Fère-en-Tardenois (Aisne) et elle est le second enfant de Louis Prosper Claudel et de Louise-Athanaïse. Néanmoins, elle est considérée comme le premier enfant vu que le fils du couple, Charles-Henri (1863), est mort seize jours après sa naissance. Camille Claudel obtient la sœur Louise (1866) et le frère Paul (1868). Paul Claudel représentera les lettres comme poète et essayiste, l’art comme dramaturge et la politique comme diplomate.

La petite Camille montre vite son intérêt pour la sculpture et elle commence, à l’âge de l’adolescence, la fabrication des créations de terre cuite. Son occupation avec la sculpture est caractérisée passionnée et son talent est confirmé par le sculpteur français Alfred Boucher (1850-1934). La famille Claudel supporte Camille sauf sa mère qui est totalement opposée. Elle arrive à les persuader de déménager à Paris en ayant le but de faire des études concernant la sculpture ; cela se passe en 1882. Depuis 1892 jusqu’en 1913, Camille a son atelier qui devient son domicile aussi. Elle suit des cours à l’Académie Colarossi et elle essaie certainement de perfectionner son art à travers les cours d’Alfred Boucher. Quoiqu’elle travaille plusieurs heures, elle réussit à obtenir des amies parmi lesquelles la sculptrice anglaise Jessie Lipscomb (1861-1952) est celle qui se distingue et celle qui l’aidera lors des moments difficiles.

Camille Claudel connaît le sculpteur français Auguste Rodin ; c’est l’homme qui a remplacé Alfred Boucher enseignant la sculpture aux jeunes filles. Sa vie personnelle et sa vie professionnelle vont changer radicalement. Elle commence comme son élève en 1884 et quelque temps après, elle devient son modèle. Rodin est surpris de son dynamisme, de sa créativité. Ainsi, quand Camille Claudel devient son assistant, il mentionne : « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose. ». Ils développent une relation personnelle sans que cela empêche leur art. Ainsi, ils sculptent ensemble de diverses œuvres importantes comme la statue en marbre « Le Baiser ». Le talent de Camille apparaît plus quand elle commence la création des statues qui figurent un corps humain nu comme « Le Valse ». La société française voit quelque chose de nouveau sans être prête à l’accepter complètement et en considérant Camille simplement comme collaboratrice de Rodin qui est déjà reconnu. Mais, elle veut gagner les impressions dans la Sculpture comme Camille Claudel et elle mentionne à son frère : « J’ai beaucoup d’idées nouvelles ». Elle prend, donc, la décision d’arrêter définitivement sa relation avec Auguste Rodin en 1892 et de suivre son chemin.

La période qui suit est très bonne pour sa carrière professionnelle et très mauvaise pour son état psychologique. En 1903, elle expose ses œuvres au Salon des artistes et au Salon d’automne. Cependant, Camille est déçu parce qu’elle ne reçoit pas de commandes par l’Etat français puisque son art est considéré provoquant en raison de la nudité. L’un de ses grands admirateurs est l’écrivain français Octave Mirbeau (1848-1917). Lui, il commande ses œuvres et il décrit Camille Claudel comme « femme de génie ». Un peu après l’apparition des problèmes psychologiques, Camille présente, après une commande, sa dernière œuvre. C’est le corps nu d’une femme avant sa mort ; « La Niobide blessée ».

En 1905, Camille fait face à des troubles mentaux intenses qui constituent les symptômes de paranoïa. Elle vit d’hallucinations et se tourne contre Auguste Rodin en l’accusant de vol de ses œuvres et d’un attentat contre elle. En plus, elle ravage beaucoup de ses œuvres. En dépit de son mauvais état psychologique, en 1907 elle participe à une exposition publique et en 1908 elle présente sa dernière exposition individuelle composée de onze sculptures. En 1906, son frère Paul se marie et part en Chine tandis que Camille commence à s’isoler dans son atelier en étant déjà diagnostiquée de schizophrénie. Elle fait face, en parallèle, des problèmes économiques graves ; son père essaie de l’aider.

Lors de l’année 1913, ce génie féminin se trouvera attrapée dans une situation d’absurde. Le 2 mars de la même année, son père meurt sans qu’elle l’apprenne en raison de son état psychologique. Le 8 mars, son frère et sa mère décident de l’interner dans un asile en falsifiant les papiers signés par un docteur et par son frère afin qu’il paraisse que Camille Claudel entre volontairement dans l’asile Ville-Évrard. Entretemps, on remarque qu’en débit des crises, elle est lucide quand elle s’occupe de la sculpture. Les médecins de l’asile expliquent à sa famille que Camille ne doit pas y rester ; mais, sa famille ne change pas de décision.

Camille Claudel n’est pas seule en réalité puisqu’elle a le soutien des hommes qui n’appartiennent pas à l’entourage familial. Ses admirateurs réagissent en affirmant que cet enfermement n’est qu’un « crime clérical ». Le 19 septembre 1913, le journal français « des hommes [soient] venus chez elle, l’ont jetée brutalement dans une voiture malgré ses protestations indignées, et, depuis ce jour, cette grande artiste est enfermée dans une maison de fous. » De plus, les journalistes commencent une campagne contre la « séquestration légal » en accusant la famille de Camille Claudel qu’elle voudrait se débarrasse d’elle. Ils demandent, en parallèle, l’abolition de la loi du 30 juin 1838 selon laquelle l’enfermement d’une personne dans un asile devenait soit après la décision de la famille soit après celle d’un médecin même si elle n’avait pas de problèmes mentaux. Cette loi a été promulguée en 1838 par le roi Louis-Philippe (1773-1850) et a été abolie en 1990. Jusqu’à son abolition chacun pouvait faire enterrer une personne dans un asile en disant qu’il souffrait d’instabilité mentale. Ainsi, beaucoup d’hommes sains ont perdu leur liberté et leur fortune en devenant les victimes des personnes exploitantes.

Le 12 février 1915, Camille Claudel est transportée à l’Hôpital de Montdevergues, près d’Avignon. Auguste Rodin n’abandonne pas la femme, qui jadis inspirait ses œuvres. Ainsi, en cette année, il envoie de l’argent pour les couvrir les dépenses de l’enfermement de cette femme à l’hôpital psychiatrique. En général, il fait des efforts afin d’être à côté d’elle ; mais rien ne change. Auguste Rodin meurt en novembre 1917. Sa mère continue à tenir cette mauvaise attitude et elle interdit la correspondance de sa fille avec d’autres personnes ; elle peut correspondre seulement avec son frère. En 1920, le docteur Brunet envoie une lettre à la mère de Camille en lui demandant de faire des efforts afin que sa fille soit réintégrée à la famille ; elle refuse. Finalement, elle meurt en 1929 sans avoir visité sa fille à l’asile.

Camille Claudel accepte quelques visites de la part de son frère Paul qui ne sont pas régulières. Mais, ce qui impressionne est le fait que lui, il parle de sa sœur en employant seulement du temps du passé. Sa sœur Louise se comporte comme si elle n’avait pas de sœur étant donné qu’elle ne la visite pas. Son attitude est pareille à celle de sa mère. Jessie Lipscomb rend visite à son amie deux fois ; en 1924 et en 1929. Lors de la deuxième visite, accompagnée de son mari, elle n’accepte pas que Camille est malade et elle dit : « Ce n’est pas vrai ». Mathias Morhardt, ami de Rodin, affirme que Paul est celui qui prive Camille du génie.

Lors des années 1940-1945, les malades enfermés des asiles vivent sous des conditions terribles en raison de la Seconde Guerre Mondiale ; en conséquence, presque 40.000 patients y meurent. Le directeur de l’asile, dans lequel Camille de trouve, envoie une lettre à son frère Paul en mentionnant que la santé de sa sœur s’aggrave en raison d’un œdème, de mauvaise nourriture et de fausse carence. Il lui dit aussi : « Mes fous meurent littéralement de faim : 800 sur 2 000 ». Mais, Paul Claudel ne montre aucun intérêt. Camille meurt le 19 octobre 1943 après une crise d’épilepsie à l’ l’Hôpital de Montdevergues. En plus, ses restes ont été transportés, après beaucoup de temps, dans une fosse commune qui est réservée surtout aux pauvres ou aux morts qui n’ont pas été identifiés.

Après la mort de Camille, ses œuvres n’ont pas été perdues vu que l’État français a fait ce qu’il fallait pour les protéger. On peut, aujourd’hui, admirait presque cinquante sculptures qui sont dans le Musée Rodin et plus particulièrement dans une salle dédiée exclusivement à elle. En plus, chaque visiteur de la France peut trouver quelques de ses œuvres à des musées différents. En 2012, sa figure a été imprimée sur une pièce de 10 euros comme représentante la région Champagne-Ardenne.

Camille Claudel, soit qu’elle ait des troubles mentaux soit qu’elle n’en ait pas, est la femme qui a fasciné les hommes à travers son art. En plus, c’est le génie à qui on a privé de la créativité mais sans qu’on a réussi à lui priver de la gloire après la mort. Nous pourrions voir ses créations et se souvenir à travers elles que les hommes enfermés dans les asiles ne sont pas fous. Par contre, les hommes « sains » de la société qui ne respectent pas la liberté et l’individualité de l’autre sont fous.

Les créations, qui sont présentées sur notre site, sont les suivantes :

  • « L’Âge mûr » (en bronze) : C’est l’une de plus grandes créations de Camille Claudel. Elle porte aussi les noms « Le Destin », « Le Chemin de la vie », « La Fatalité ». Sa construction a duré pendant la période 1894 et 1900. Il y a, aujourd’hui, trois statues de la même figure ; les deux sont en marbre et l’une en bronze. On les trouve au Musée Orsay et Musée Rodin.
  • « La jeune fille à la gerbe » : Elle a été créée en 1886. Elle montre une jeune fille qui a sur son dos une gerbe de blé. Il s’agit d’une statue de terre cuite qui se trouve, aujourd’hui, au Musée Rodin.
  • « Shâkountalâ » : La statue représente Shâkountalâ qui est l’héroïne d’un drame écrit par le poète hindou Kâlidâsa. De nos jours, cette statue faite de terre cuite se trouve au Musée Rodin.
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