Points de vue 

Savoir, apprentissage ou carrière ?

Selon l’annonce du ministère d’éducation, les notes d’admissibilité aux facultés de l’enseignement supérieur seront annoncées demain ! En conséquence, il y a seulement une espace de 24 heures jusqu’à demain pour les enfants qui attendent impatiemment de voir leur nom sur un catalogue. C’est celui qui définira dans quelle faculté ils commenceront le nouveau chapitre de leur vie en automne !

Quelques personnes diront que le temps coule très tard aujourd’hui et qu’elles veulent trouver une façon afin de voir les notes plus vite. Quelques autres personnes affirmeront qu’elles n’ont pas d’angoisse et que ce jour-ci ne se diffère pas du jour précédent. De toute façon, des opinions différentes sont exprimées, une abondance de sentiments envahit le monde psychologique de chaque personne et le jour suivant est celui qui ouvrira de nouvelles portes à chaque candidat !

Mais, combien ces notes définissent-elles notre vie et combien définissent-elles la réussite, l’échec, la joie, le bonheur ? Sommes-nous sûrs que l’entrée des candidats dans une faculté de l’enseignement supérieur élargisse leurs horizons d’esprit, leur assure leur carrière professionnelle et leur donne les outils nécessaires afin qu’ils affrontent n’importe quelles difficultés de la vie ?

Lors d’une telle année où notre pays souffre de crise économique dont le résultat est le licenciement quotidien des employés du secteur privé ou public, l’imposition des impôts insupportables, la difficulté de couvrir des besoins fondamentaux comme ceux de la nourriture, de l’habitation, de l’assurance médicale, des vêtements, est-il possible qu’on promette à nos enfants l’assurance d’une carrière professionnelle à travers leur entrée à un établissement universitaire ? Vous vous demandez maintenant ce qu’on pourrait leur dire à un tel cas et si l’arrêt de l’éducation après le lycée constitue une solution. Il est sûr que cela n’est pas une réponse ; mais, on n’a pas, en parallèle, le droit de tromper les jeunes en leur disant que leur entrée dans une faculté est celle qui leur assurera un travail dans l’avenir.

On pourrait leur mentionner la possibilité de l’élargissement de leurs horizons d’esprit. Le nom « possibilité » est employé vu qu’il est sûr que l’entrée dans l’enseignement supérieur n’est pas synonyme de l’élargissement d’esprit. Vous recherchez possiblement la raison ; mais, la réponse n’est pas assez difficile. Entre-temps, on peut analyser le sujet précis. Il se dit d’habitude que les études universitaires nous donnent la possibilité de nous collaborer avec des professeurs qui nous enseigneront d’étudier d’une façon différente sans qu’elle se lie à « apprendre par cœur ». La façon d’étude, à laquelle on s’était habitués, n’existera plus. On pourra réussir aux examens de chaque semestre à travers l’organisation, la méthode et la patience.

Est-ce qu’il y a une telle situation dans les universités ? Les personnes parmi nous, qui ont déjà achevé leurs études dans une faculté, savent-elles que la situation soit un peu différente ? Tous les professeurs, qu’on y a rencontrés, étaient-ils capables de réaliser avec réussite leur métier, d’enseigner c’est-à-dire en respectant le savoir et les étudiants ou regardaient-ils leur montre jusqu’à l’achèvement de leur cours et leur départ sans répondre aux questions des étudiants ? Tous les professeurs étaient-ils à côté de l’étudiant quand il avait besoin d’eux ou lui disaient-ils simplement que « le jour où j’accueillais les élèves à mon bureau est… » ? Mais, ce jour-là, l’étudiant devait suivre un autre cours. Afin qu’il puisse réussir aux examens de semestre, avait-il seulement besoin d’organisation, de méthode et de patience ou était-il obligé d’apprendre par d’autres étudiants quel manuel il devait lire vu que le manuel reçu gratuitement ne couvrait pas les exigences de chaque professeur ? En conséquence, l’étudiant devait acheter les notes précises puisque la plupart de fois elles constituent la source des sujets d’examens. Il paraît, donc, qu’il devait être bien informé, avoir la puissance financière pour acheter le manuel exigé et essayer de tenir la plupart des infos afin de réussir aux examens. Il se souvenait possiblement de la manière à étudier liée à « apprendre par cœur ».

Mais, comment peut-on élargir nos horizons d’esprit quand on est étudiant ? Cela se réalise possiblement à travers la collaboration des professeurs responsables qui aperçoivent la valeur du savoir, qui se trouvent près de nous afin de nous expliquer, de nous faire poser des questions auxquelles on répondra à travers l’enquête, c’est-à-dire à travers la recherche des infos dans les textes de son sujet qu’on étudies. Après beaucoup d’heures dans une bibliothèque et après avoir être perdu dans les pages des livres, on pourra développer notre capacité d’apercevoir, notre capacité de critiquer ; finalement, on formulera notre façon de penser. Mais, quel est le nombre de ces professeurs qui veulent vraiment aider l’étudiant à acquérir les outils nécessaires et quel est le nombre des étudiants qui supporteront la pression d’un apprentissage continu ?

En ce qui concerne la carrière professionnelle de chaque étudiant après la fin de ses études, qu’est-ce qu’on peut dire ? On ne peut rien dire avec certitude en raison de l’époque difficile à laquelle on appartient. On serait peut-être obligés de lui décrire la situation actuelle afin qu’il ne la découvre pas par hasard. En outre, cela aurait comme résultat le plongeon de l’étudiant dans le désespoir. Il pourrait, aussi, nous accuser de lui promettre un avenir incertain. En conséquence, notre obligation est de lui mentionner que lors de notre époque, quelques entreprises n’embauchent pas facilement des personnes obtenant un diplôme universitaire parce qu’elles sont considérées surqualifiées. Il faudrait possiblement lui mentionner le fait que son salaire ne sera pas suffisant pour les besoins primordiaux et que quelques hommes mépriseront son diplôme qu’il avait obtenu difficilement.

C’est parallèlement notre obligation de présenter à nos élèves qu’il y a un aspect positif des études. En outre, tout n’est pas noir ou blanc dans la vie ; il y a le gris. Chaque étudiant, qui aura achevé ses études, réussira à réaliser l’un de ses objectifs et le jour d’obtention officielle de son diplôme, il sera très fier de son parcours personnel. Puis, il prouvera qu’en dépit des difficultés économiques de notre époque, il a réussi à obtenir le savoir désiré et à cultiver son esprit. De plus, il aura la possibilité de transmettre ses connaissances à d’autres personnes même s’il fait un métier qui n’a aucune relation avec ses études. D’ailleurs, la force du savoir est si grande que chaque homme devient plus fort et certainement plus capable de comprendre ce qui se passe dans la société ou la raison d’un mal. Il peut, aussi, grâce au savoir, rechercher des solutions pour un meilleur avenir. L’étudiant n’apprend pas à affronter les difficultés de la vie lors de ses études mais il l’apprend chaque jour en ayant l’appui de son entourage familial ou amical. Son entrée dans une faculté de l’enseignement supérieur ne lui donne pas les solutions pour chaque problème ; elle l’aide à rechercher des solutions possibles.

Vous vous demandez pourquoi la présentation de toutes ces pensées est devenue et si elles sont liées exclusivement à la présentation des notes d’admissibilité aux facultés de l’enseignement supérieur. La raison est que pendant assez de temps, on écoute des parents qui pressent leurs enfants à choisir des facultés précises en disant que de cette façon tout sera mieux dans leur carrière professionnelle sans qu’ils leur expliquent comment. En parallèle, ils enjolivent les études dans un établissement éducatif sans présenter les difficultés ou les déficiences. En plus, on lit des enquêtes qui présentent les métiers de futur sans qu’elles présentent leurs résultats ; cela influence l’étudiant de demain. En outre, les enquêtes se basent sur des résultats statistiques qu’on connaît bien qu’ils changent continuellement. On écoute, aussi, des hommes qui minimisent la valeur de l’apprentissage et qui poussent leurs enfants à des métiers agricoles ou artisanaux en excluant la possibilité de faire des études.

Cependant on n’a découvert aucun article ou on n’a pas écouté un homme plus âgé permettre au candidat de faire son choix ou lui expliquer qu’il réussira à finir ses études s’il est fasciné de son sujet. En général, une liaison entre les études et la couverture des besoins matériels est devenue ; ainsi, la valeur des savoirs se perd. Il vaudrait possiblement mieux qu’on explique à nos enfants la situation actuelle, qu’on évite d’enjoliver les choses et qu’on les laisse libres de choisir ce qu’ils veulent vraiment étudier. En outre, on doit comprendre que les enfants sont l’avenir et qu’on ne vit pas l’avenir qu’on désirerait à travers eux.

En concluant, on voudrait féliciter tous les candidats qui sauront demain dans quelle faculté ils seront admis et leur souhaiter bon courage. Même si les candidats qui, à cause d’une basse notation, ne réussiront pas à entrer dans une faculté ou qui choisiront à ne pas réaliser leurs études pour beaucoup de raisons, ils méritent nos félicitations pour tous leurs efforts.

Rappelez-vous que le savoir est continu et que chaque homme se développe tous les jours à travers son étude et sa recherche. Le savoir n’a pas de fin et il n’est pas certainement inclus dans les livres d’une faculté.

Bonne suite à tous !

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